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victorieux. Lorsque Charles Vil rentrai Paris et renversale trône éphémère de Henri VI , il reconnut tenir son trône dela vaillance de ses braves et non d’un prince régent d’Angle-terre.
C’est aussi à vous seuls, et aux braves de l’armée, que jefais et ferai toujours gloire de tout devoir.
Par l’Empereur,
Le grand-maréchal faisant fonctions de major-général dela grande-armée,
Au Golfe-Juan, le 1er Mars , 1815.Les généraux, officiers et soldats de la garde impériale, aux
généraux, officiers et soldats rie l’armée.
Soldats et camarades!
Nous vous avons conservé votre Empereur malgré les nom-breuses embûches qu’on lui a tendues; nous vous le ramenonsau travers des mers, au milieu de mille dangers. Nous avonsabordé sur la terre sacrée de la patrie avec la cocarde nationaleet l’aigle impérial. Foulez aux pieds la cocarde blanche, elleest le signe de la honte et du joug imposé par l’étranger et latrahison. Nous aurions inutilement versé notre rang si noussouffrions que les vaincus nous donnassent la loi ! ! !
Depuis le peu de mois que les Bourbons régnent, ils vousont convaincus qu’ils n'ont rien oublié ni rien appris. Ils sonttoujours gouvernés par les préjugés ennemis de nos droits etde ceux du peuple. Ceux qui ont porté les armes contre leurpays, contre nous, sont des héros! vous êtes des rebelles àqui l’on veut bien pardonner jusqu’à ce que l’on soit assezconsolidé par la formation d’un corps d’armée d’émigrés, parl’introduction à Paris d’une garde suisse, et par le remplace-ment successif de nouveaux officiers dans vos rangs. Alors ilfaudra avoir porté les armes contre la patrie pour pouvoir pré-tendre aux honneurs et aux récompenses ; il faudra avoir unenaissance conforme à leurs préjugés pour être officier; le sol-dat devra toujours être soldat : le peuple aura les charges eteux les honneurs.
Un Viomesuil insulte au vainqueur de Zurich , en le natu-ralisant Français , lui qui avait besoin de trouver dans laclémence de la loi pardon et amnistie. Un Brûlart, Chouansicaire de Georges, commande nos légions.
En attendant le moment où ils oseraient détruire la légion-d’honueur, ils l’ont donnée à tous les traîtres et l’ont pro-diguée pour l’avilir. Us lui ont ôté toutes les prérogative»politique» que nous avions gagnées au prix de notre sang.