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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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3. Les collèges électoraux des départemens de l’empireseront réunis à Paris , dans le courant du moi de Mai prochain,en «ss emblée extraordinaire du champ de mai, afin de prendreles mesures convenables pour corriger et modifier nos consti-tutions, selon l’intérêt et la volonté de la nation, et en mêmetems pour assister au couronnement de l’Impératrice, notretrès-chère et bien aimée épouse, et à celui de notre cher et bienaimé fils.

4. Notre grand-maréchal, faisant fonctions de major-gé-néral de la grande-armée, est chargé de prendre les mesuresnécessaires pour la publication du présent décret.

(Signé) Napoléon .

Par l’empereur,

Legrand-maréchal, faisant fonctions de major-général delàgrande-armée,

(Signé) Bertrand.

Lyon , le 10 Mars.

Honneur,gloire,patrie S Enfin nous les avons revuesces aiglesmille fois triomphantes, et jamais vaincues ! nous les avonsrevues, et nos cœurs ont tressailli de joie ! A leur aspect, nousnous sommes écriés: Voilà l’honneur et la gloire de la patrie',et si nous avions pu oublier un seul instant que le sang fran-çais coule dans nos veines, la vue du héros de Marengo, d’Iénaet d’Austerlitz, et de ses plus fidèles compagnons d’armes,nous aurait rappelés au caractère noble et fier qui distinguales Lyonnais de tous les tems.

Oh! quelle journée que celle du 10 Mars ! Qui pourraitla peindre clignement, pour en déposer l’immortel tableaudans les fastes de la cité !... Nous savions, depuis cinq jours,que l’empereur avait débarqué en Provence , et s’avançait surGrenoble par Digue et Gap. La nouvelle de son entrée àGrenoble nous parvint dès le S, dans la soirée; et nous ap-prîmes en même tems que la garnison de cette ville avait voléau-devant du monarque rendu à l’admiration, aux vœux desFrançais et de l’armée. On vit alors l’allégresse éclater surtous les visages; le cri de vive l’empereur ! ne s’échappait pasencore de toutes les bouches ; mais il était dans tous les cœurs,excepté dans le cœur perfideet insensible de quelques traîtres,assez vils pour chercher leur élévation dans l’abaissement deleur patrie.

Cependant M. le"comte d’Artois arrive dans nos murs, avecle duc d’Orléans et le comte de Damas. Le 20e régiment tiréde Montbrison, renforce la garnisou de Lyon , composée du 24ed’infanterie de ligne et du 13e de dragons. Un appel est faità une portion de la garde nationale. Les deux ponts sur leRhône sont barricadés ; le prince passe les troupes en revue,