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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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digue aux troupes; les promesses aux officiers! on voulaitcouper fie pont delà Guillotière et le pont Morand. L’em-pereur riait de ces ridicules préparatifs; il ne pouvait avoir dedoutes sur les dispositions des Lyonnais : encoie moins sur lesdispositions des soldats. Cependant, il avait donné ordre augénéral Bertrand de réunir des bateaux à Mirbel, dans l’in-tention de passer dans la nuit et d’intercepter les routes deMoulins et de Mâcon au prince qui voulait lui interdire lepassage du Rhône . A quatre heures, une recounoissauce du4e de hussards arriva à la Guillotière et fut accueillie aux crisde vice l'empereur ! par cette immense population d’un fau-bourg qui toujours s’est distingué par son attachement à lapatrie. Le passage de Mirbel fut coutretnandp, et l’empereurse porta au galop sur Lyon à la tête des troupes qui devaientlui eu défendre l’entrée.

Le comte d’Aitois avait tout fait pour s’assurer les troupes.

Il ignorait que rien n’est possible en France quand on y estl’agent de l’étranger, et qu'on n’est pas du côté de l'honneurnational et de la cause du peuple ! Passant devant le 13erégiment de dragons, il dit à un brave que des cicatrices ettrois chevrons décoraient, allons, camarade, crie donc vivele roi ! “ Non monsieur, répond ce brave dragon, aucun

soldat ne combattra contre son père ! Je ne puis vous répon-dre qu’en criant vive l’empereur ! Le comte d’Artois montaen voiture, et quitta Lyon escorté d’un seul geudarme.

A neuf heures du soir, l’empereur traversa la Guillotièrepresque seul, mais environné d’une immense population.

Le lendemain 11, il passa la revue de toute la division deLyou, et le brave général Brayer à la tête se mit en marchepour avancer sur la capitale.

Les sentimens que, pendant deux jours, les habitons decette grande ville et les paysans des environs, témoignèrent àl’empereur, le touchèrent tellement, qu’il ne put leur expri-mer ce qu’il sentait, qu’en disant; Lyonnais ! je vous aime.C’est pour la seconde fois que les acclamatious^de cette villeavaient été le présage des nouvelles destinées réservées à laFrance .

Le 13, à trois heures après midi, l’empereur arriva à Vilie-framhe, petite ville de quatre mille âmes, qui eu renfermaiten ce moment plus de soixante mille. Il s’arrêta à l’Hôtel-de-Yille. Un grand nombre de militaires blessés lui furentprésentés.

Il entra à ivîâcou à sept heures du soir, toujours environnédu peuple des cantons voisins. U témoigna son étonnementaux Maçonnais du peu d’efforts qu’ils avaient faits dans ladernière guerre, pour se défendre contre l’ennemi, et soutenirl’honneur des Bourguignons. “ Sire, pourquoi aviez-vousnommé un mauvais maire ?”