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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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A Tournus , l'empereur n’eiit que des éloges à donner auxhabitans pour la belle conduite et le patriotisme qui, dans cesmêmes circonstances, ont distingué Tournus, Châlons etSaint-Jean-de-Lône. A durions qui, pendant quarante jours,a résisté aux forces de l’ennemi et défendu le passage delàSaône, l'empereur s’est fait rendre compte de tous les traitsde bravoure, et ne pouvant se rt luire à Saint-Jean-de-Lône,il a du moins envoyé la déc oration de la légion d’bouueur audigne maire de cette ville. A cette occasion, l’empereurs’écria: “ C’est pour vous, braves gens, que j’ai institué lalégion d’honneur, et non pour les émigrés pensionnés de nosennemis !”

L’empereur reçut à Châlons la députation de la ville deDijon , qui venait de chasser de sou sein le préfet et le mauvaismaire, dont la conduite, dans la dernière campagne, a désho-noré Dijon et les Dijcnnais! I.'empereur destitua ce maire»eu nomma un autre et confia le commandement de la divisionau brave général Devaux.

Le 15, l’empereur vint coucher à Auîun, et d’Autun ilalla coucher, le 16', à Avallon . Il trouva sur cette route lesmêmes sentimens que dans les montagnes du Dauphiné, Ilrétablit dans leurs places tous les fonctionnaires qui avaientété destitués pour avoir concouru à la défense de la patriecontre l’étranger. Les habitans de Chiffey étaient spéciale-ment l’objet des persécutions d’un freluquet, sous-préfet àSémur, pour avoir pris les armes contre les ennemis de notrepays. L’empereur a donnéordieà un brigadier de gendar-merie d’arrêter ce sous-préfet, et de le conduire dans les prisonsd’A vallon.

L’etnpereur déjeûna le 17 à Vermanton, et vint à Auxerie,où le préfet Gamot était resté fidèle à son poste. Le brave14e avait foulé aux pieds la cocarde blanche. L’empereurapprit que le O’e de lanciers avait également arboré la cocardetricolore, et se portait sur Monterenu pour garder ce pontcontre un détachement de gardes-du-ci rps qui voulait le fairesauter. Les jeunes gardes-du-corps u’eiant pas encore accou-tumés aux coups de lances, prirent la fuite à l’aspect de cecorps, et on leur fit deux prisonniers.

A Auxerre , le comte Bertrand, major-général, donna ordrequ’on réunît tous les bateaux pour embarquer l'armée, quiétait déjà forte de quatre divisions, et la porter le soir même àFossard, de manière à pouvoir arriver à une heure du matinà Fontainebleau .

Avant de partir d’Auxerre , l’empereur fut rejoint par leprince de la Moskowa. Ce maréchal avait fait arborer lacocarde tricolore dans tout son gouvernement.

L’empereur arriva à Fontainebleau le 20, à quatre heuresdu matin ; à sept heures, il apprit que les Bourbons étaient