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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nions diverses et l'exaspération des partis, tous les citoyens sontégaux devant elle, comme ils le sont devant la loi.

“ V. M. veut aussi oublier que nous avons été les maîtres desnations qui nous entourent : pensée généreuse qui ajoute uneautre gloire à tant de gloire acquise.

“ Déjà V. M. a tracé à ses ministres la route qu’ils doiventtenir; déjà elle a fait connaître à tous les peuples, par ses pro-clamations, les maximes d’après lesquelles elle veut que sonempire soit désormais gouverné. Point de guerre au-dehors, sice n'est pour repousser une in juste aggression ; point de réactionan-dedans ; point d’actes arbitraires; sûreté des personnes;sûreté des propriétés, libre circulation de la pensée, tels sont lesprincipes que vous avez consacrés.

“ Heureux, Sire, ceux qui sont appelés à coopérer à tantd’actes sublimes. De tels bienfaits vous mériteront dans lapostérité, c’est-à-dire, lorsque le teins de l’adulation sera passé,le nom de père de la patrie: ils seront garantis à nos enfans parl’auguste héritier que V. M. s’apprête à couronner au champ deMai."

Signé, Cambacérès , le duc de Gaette, le duc de Bassano, leduc Decrès, le duc d’Otrante , Mollien, Caulaincourt, ducde Vicence ; Carnot, le maréchal prince d’Eckmühl.

Réponse de Sa Majesté.

“ Les sentimens que vous m’exprimez sont les miens. Toutà la Nation et pour la France ! voilà ma dévise.

“ Moi et ma famille que ce grand peuple a élevés sur le trônedes Français , et qu’il y a maintenus malgré les vicissitudes et lestempêtes politiques, nous ne voulons, nous ne devons et nous nepouvons jamais réclamer d’autres titres.’’

S. M. est ensuite passée dans la salle du trône oû elle a reçu,environnée de ses ministres et de ses grands-officiers,

Le conseil-d’état

La cour de cassation,

La cour des comptes,

La cour impériale,

Le préfet et le conseil municipal de Paris .

Ces corps ont été. introduits dans la salle du trône par S. Exc.le grand-maître des cérémonies, et présentés par S. A. S. leprince archi-chancelier de l’empire.

Le plus ancien président du conseil-d’état, les premiers prési-dons des cours, et le préfet de la Seine ont prononcé les discourssuivans :

Adresse du conseil-d’état.

“ Sire,

“ Les membres de votre conseil-d’état ont pensé, au momentde leur première réunion, qu’il était de leur devoir de professer