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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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çus superficiels et purement moraux qui, loin d’instruire etd’éclairer l’autorité, répandent autour d’elle les erreurs, lespréventions, line sécurité fausse ou de fausses alarmes.

Je ne demande et ne veux connaître que des faits, des faitsrecueillis avec soin, présentés avec exactitude et simplicité, dé-veloppés avec tous les détails qui peuvent en faire sentir lesconséquences, en indiquer les rapports, en faciliter le rappro-chement.

Vous remarquerez toutefois que, resserrée dans d’étroiteslimites, votre surveillance ne peut juger l’importance des faitsqu’elle observe. Tel événement, peu remarquable en appa-rence, dans la sphère d’un département, peut avoir 1111 grandintérêt dans l’ordre général, partes liaisons avec des analoguesque vous n’avez pu connaître : c’est pourquoi je ne dois rienignorer de ce qui se passe d’extraordinaire ou selon le courshabituel des choses.

Telle est, Monsieur, la tâche simple et facile qui vous estimposée.

La France , réintégrée dans le jouissance de ses droits poli-tiques, replacée dans toute sa gloire, sous la protection de souempereur, la France n’a plus de vœux à former et plus d’en-nemis à. craindre. Le gouvernement trouve dans la réunioude tous les intérêts, dans l’assentiment de toutes les classes,une force réelle à laquelle les ressources artificielles de l’auto-rité ne peuvent rien ajouter. Il faut abandonner les erremensde cette police d'attaque, qui sans cesse agitée par le soupçon,sans cesse inquiète et turbulente, menace sans garantir et tour-mente sans protéger. Il faut se renfermer dans les limitesd’une police libérale et positive, de cett e police d'observation,qui, calme dans sa marche, mesurée dans ses recherches, ac-tive dans ses poursuites, partout présente et toujours protec-trice, veille pour le bonheur du peuple, pour les travaux del’industrie, pour le repos de tous.

Ne cherchez dans le passé que ce qui est honorable et glo-rieux à la nation, ce qui peut rapprocher les hommes, affaiblirles préventions et réunir tous les Français dans les mêmes idéeset les mêmes sentimens.

J’aime à croire, Monsieur, que je serai puissamment se-condé de vos lumières, de votre zèle, de votre patriotisme etde votre dévouement à l’empereur.

Agréez, M. le préfet, l’assurance de ma considération dis-tinguée.

Le ministre de la police générale,

(Signé) Le duc d’OTRANTE .