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6 Avril, 181.5.
MINISTÈRE DE LA GUERRE.
Récit des événement qui ont précédé et accompagné lasoumission de Bordeaux .
Le lieutenant-général Clausel partit de Paris le 25 Marspour aller prendre le commandement supérieur de la lie di-vision militaire.
Jusqu'au-delà d’Angoulême , il a vu par-tout flotter le dra-peau tricolore, par-tout régnait le meilleur esprit, les villes etles campagnes manifestaient à l’envi leur joie et leur dévoue-ment à l’empereur.
Arrivé le 27 à Angoulème , il s’y était arrêté 24 heures, pours’instruire de ce qui se passait à Bordeaux d’où les courriersne partaient plus, pour transmettre des renseignemens et desordres aux brigades de gendarmerie qui garnissaient la routequ’il allait tenir.
Elles ignoraient encore la vérité des événetnens et agissaientsous l’influence de Bordeaux .
Dès qu’elles furent éclairées, elles envoyèrent demander lesordres du génétal Clausel et se réunirent à.laGrolle pourl’attendre et grossir son escorte.
Le général Clausel arriva le 29 au soir à laGrolle.
Il apprit dans la nuit que 22 gendarmes sous le commande-ment du chef d’escadron Baylin, avaient été envoyés de Bor-deaux sur Angoulème pour éclairer la route et qu’ils étaientarrivés à Monlieu.
Le général Clausel résolut d’aller à eux : il les vit, leurparla; ils se réunirent à lui ainsi que venaient de le faire lesgardes nationales de tous les villages environnans.
Le 30, le général Clausel coucha àCavignac; il y appritqu’environ 200 volontaires, dits royaux de Bordeaux , occu-paient Saint-André-de-Cubsac avec deux pièces de canon.
Pendant son séjour à Angoulème , le général Clausel avaitdépêché des courriers aux préfets des départeméns de la Gi-ronde, des Landes et des Basses-Pyrénées pour leur trans-mettre la connoissance de la vérité et les ordres du gouverne-ment.
L’adjudant-commandant Laval, officier d’une grande intel-ligence et d’une gradde activité, était parti d’Angouième,lieu de sa résidence, pour aller porter à la garnison ne B ayela connaissance des évéueuiens et les oidres du généralClausel.
Sorti d’Angouième le 28 à deux heuresdu matin, l’adjudant-commandant Laval avait pris des chemins détournés à traversun pays encore soumis à l’influence de Bordeaux , mais dont