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Lyonnais et dans le Dauphiné comme par enchantement. Onn'entend partout (|ue le cri de vive /’empereur ! Nous atten-tions demain les gardes nationales de Bourgogne qui arriventà marches forcées. Cet élan ne sera pas nécessaire, car toutesles troupes de ligne sont pour nous, et nous en avons dans cemoment un nombre suffisant.
L’empereur peut être sûr que si la France est attaquée, etque si le parti de Sylla en Europe est assez, insensé pourvouloir attenter aux droits du peuple français , des millions debras accourront aux frontières.
Partout la gendarmerie se comporte fort bien.
Proclamation du comte de Grouchy , commandant les 7e et19e divisions militaires, aux habitans de Lyon. >
Les malveillans du midi marchent contre cette ville, quil’une des premières a tendu les bras à l’empereur et a devancéle voeu de la France et de l’armée qui le rappelait sur letrône.
Le roi a quitté Paris , est sorti du territoire de l’empire, alicencié sa maison, renvoyé les généraux et délié ainsi les Fran-çais de tout engagement envers lui.
Souffrirez-vous que quelques milliers d’hommes égarés vien-nent vous donner des lois et vous punir des seotimens que vousavez exprimés si hautement et si unaoi nement, et qui sontceux de la France entière? Non, sans doute. Prenez doncles armes, brave garde nationale de Lyon ; vous ne serez pointappelés à combattre au-dehors, mais à défendre vos propriété»et à veiller à la tranquillité intérieure de votre cité.
Que ceux d’entre vous qui désireraient marcher à l’ennemise fassent inserne chez leur commandant en chef M. de Cor-celles ; ils seront organisés en bataillons et feront le service ex-térieur.
Des troupes de ligne s’avancent pour vous défendre, ellesentreront demain dans V06 murs ; ne permettez donc pas queles torches de la guerre civile s’allument pour l’intérêt dequelques hommes, et que les droits de celui que vingt-quatremillions de F rauçais ont proclamé leur empereur soieut mé-connus.
Le général en chef coinmar.daut les 7e et l.'Je divisionsmilitaires.
(Signé) Le comte de Gitoucuï.
Extrait d’une déclaration de M. Ganière, docteur-médecin,demeurant à Saint-Vallier , faite à M. le lieutenant-généralcomte de Pilé , à son quartier-général à Saint-Rambert, le 5Avril à midi.
M. Ganière est sorti de Valence le 4 eutre 11 heures et