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prisables cherchent à égarer les esprits, et à faire prendre lechange à l’opinion publique.
Mais la vérification des procès-verbaux dressés à Meta etdes interrogatoires des courriers, n’a pas permis de douter quel’envoi de cette déclaration n’eût été fait par les membres dela légation française à Vienne, et elle doit conséquemmentêtre considérée comme adoptée et signée par eux.
C’est sous ce premier point de vue que la commission a crudevoir d’abord examiner cette production qui n’a point demodèle dans les annales de la diplomatie, et dans laquelle desFrançais , des hommes revêtus du caractère public le plusrespectable, commencent par une espèce de mise hors laloi,du, pour parler plus nettemeut, par une provocation à l’as-sassinat de l’empereur Napoléon.
Nous disons avec le ministre de la police que cette déclara-tion est l’ouvrage des plénipotentiaries français ; parce queceux d’Autriche, de Russie , de Prusse, d’Angleterre n’ont pusigner un acte que les souverains et les peuples auxquels ilsappartiennent s’empresseraient de désavouer.
Et d’abord ces plénipotentiaires, coopérateurs pour la plupartdu traité de Paris, savent que Napoléon y a été reconnucomme conservant le titre d’empereur et comme souverain del’île d’Elbe: ils l’auraient désigné par ces titres et ne se se-raient écartés ni au fond ni dans la forme du respectueuxégard qu’ils imposent.
Ils auraient senti que d’après les lois des nations, le princele moins fort par l’étendue ou la population de ses états, jouit,quant à son caractère politique et civil, des droits apparte-nans à tout prince souverain à l’égal du monarque le pluspuissant; et Napoléon , reconnu sous le titre d’empereur eten qualité de prince souverain par toutes les puissances, n'étaitpas plus qu’aucune d’elles, justiciable du congrès de Vienne.
L’oubli de ces principes, impossible à supposer dans desplénipotentiaires qui pèsent les droits des nations avec ré-flexion, sagesse et maturité, n’a l ieu d'étounant quand il est ma-nifesté par quelques ministres français , à qui leur consciencereproche plus it’une trahison, chez qui la crainte a produitl’emportement, et dont les remords égarent la raison.
Ceux-là ont pu risquer la fabrication, la publication d’unepièce telle que la prétendue déclaration du 13 Mars, dansl’espoir d’arrêter la marche de Napoléon et d'abuser le peuplefrançais sur les vrais sentimens des puissances étrangères.
Mais il ne leur est pas donné déjuger comme elles le mérite«l’une nation qu’ils ont méconnue, trahie, livrée aux armes del’étranger.
Cette nation brave et généreuse se révolte contre tout cequi porte le caractère de la lâcheté et de l’oppression ; ses af-fections s'exaltent quand leur objet est menacé ou atteint par