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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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une grande injustice : et l’assassinat auquel provoquent lespremières phrases de la déclaration du 13 Mais, ne trouverade bras pour l’accomplir, ni parmi les 25 millions de Français ,dont la majorité a suivi, gardé, protégé Napoléon de la Mé-diterranée à la capitale, ni parmi les 18 millions d’Italiens,les 6 millions de Belges ou riverains du Rhin et les peuplesnombreux d’Allemagne qui, dans cette conjoncture solen-nelle, n’ont prononcé son nom qu’avec un souvenir respec-tueux, ni au sein de la nation anglaise indignée, dont les ho-norables sentiment) désavouent le langage qu’on a osé prêteraux souverains.

Les peuples de l’Europe sont éclairés : ils jugent les droitsde Napoléon, les droits des princes alliés et ceux des Bour-bons.

ils savent que ld convention de Fontainebleau est un traitéentre souverains ; sa violation, l’entrée de Napoléon sur leterritoire français ne pouvait, comme toute infraction à nuacte diplomatique, comme toute invasion hostile, amenerqu’une guerre ordinaire, dont le résultat ne peut être, quantà la personne, que d’être vainqueur ou vaincu, libre ou pri-sonnier de guerre; quant aux possessions, de les conserver oude les perdre, de les accroître ou de les diminuer ; et que toutepensée, toute menace, tout attentat contre la vie d’un princeen guerre contre un autre, est une chose inouïe dans l’histoiredes nations et des cabinets de l’Europe .

A la violence, à l'emportement, à l’oubli des principes quicaractérisent la déclaration du 13 Mars, on reconnaît les en-voyés du même prince, les organes des mêmes conseils qui,par l'ordonnance du 9 Mars, mettaient aussi Napoléon horsla loi, appelaient aussi sur lui les poignards des assassins, pro-mettaient aussi un salaire à qui apporterait sa tête.

Et cependant qu’a fait Napoléon? il a honoré par sa sécu-rité les hommss de toutes les nations qu’insultait l’infâme mis-sion à laquelle on voulait les appeler: il s’est montré modéré,généreux, protecteur envers ceux-là mêmes qui avaient dé-voué sa tète à la mort.

Quand il a parlé au général Excelmens, marchant vers lacolonne qui suivait de près Louis-Stauislaus-Xavier, au géné-ral comte d’Erlon, qui devait le recevoir à Lille , au généralClause!, qui allait à Bordeaux , où se trouvait la duchessed’Augoulême, au général Grouchv.qui marchait pour arrêter,les troubles civils excités par le duc d’Angoulèine, partoutenfin des ordres ont été donnés par l’empereur pour que lespersonnes fussent respectées et mises à l'abri de toute attaque,de tout danger, de toute violence, dans leur marche ^>r leterritoire français , et au moment où elles le quitteraient.

Les nations et la postérité jugeront de quel côté a été, danscette "rande conjoncture, le respect pour le droit des peuples