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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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4*. Il devait être donné au prince Eugène, fils adoptif deNapoléon, qui a honoré la France , qui le vitnaître, et conquitl’affection tle l’Italie qui l’adopta, un établissement convenablehors de France , et il n’a rien obtenu.

5°. L’empereur avait (article 9 du traité) stipulé, en faveurdes braves de l’année, la conservation de leurs dotations sur1 e Monte Napoleone; il avait réservé sur le domaine extraor-dinaire et sur des fonds restons de sa liste civile des moyens derécompenser ses serviteurs, de payer les soldats qui s’atta-chaient à sa destinée; tout a été enlevé, réservé par les mi-nistres des Bourbons. Un agent des militaires français , M.Bresson, est allé inutilement à Vienne réclamer pour eux laplus sacrée des propriétés, le prix de leur courage et de leursang.

6°. La conservation des biens, meubles et immeubles delàfamille de l’empereur est stipulée par le même traité (art. 6) ;et elle a été dépouillée des uns et des autres: savoir, à mainarmée en France par des brigands commissionnés ; en Italie par la violence des chefs militaires ; dans les deux pays pardes séquestres et des saisies solennellement ordonnées.

7°. L’empereur Napoléon devait recevoir 2 millions, et safamille 2,500,000f. par an, selon la répartition établie art 6du traité ; et le gouvernement français a constamment refuséd’ucquiter cet engagement, et Napoléon se serait vu bientôtréduit à licencier sa garde fidèle, faute de moyens pour assurersa paie, s’il n’eût trouvé dans les reconnaissons souvenirs desbanquiers et négocians de Gênes et d’Italie , l’honorable res-source d’un prêt de 12 millions qui lui fut offert.

8°. Enfin ce n’était pas sans motif qu’on voulait par tousles moyens éloigner de Napoléon ces compagnons de sa gloire,modèles de dévouement et de constance, garans inébranlablesde sa sûreté et de sa vie. L'ile d’Elbe lui était assurée entoute propriété (art. 3 du traité) ; et la résolution de l’en dé-pouiller, désirée par les Bourbons, sollicitée par leurs agensavait été prise au congrès.

Et si la Providence n’y eût pourvu dans sa justice, l’Europe aurait vu attenter à la personne, à la liberté de Napoléon ,relégué désormais à la merci de ses ennemi?, loin de sa fa-mdle, et séparé rie ses serviteurs, ou à Sainte-Lucie, ou àSainte-Hélène, qu’on lui assignait pour prison.

Et quand les puissances alliées, cédant aux vœux imprudens,aux instances cruelles de la maison de Bourbon, ont condes-cendu à la violation du contrat seleunel, sur la foi duquelNapoléon avait dégagé la nation française de ses sermens,quand lui-même, et tous les membres de sa famille, se,sontvus menacés, atteints dans leurs personnes, dans leurs pro-priétés, dans leur affections, dans tous les droits stipulés eu

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