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éclairait l’objet et le mérite ; il dirigeait les rapporteurs dansleurs propositions.
Voici, à très-peu d’exceptions près, les articles qui s’y re-produisent depuis le commencement jusqu’à la fin:
Demandes relatives aux rasseuiblemens et aux cantonne-mens de l’année.—Dépenses des premières et secondes divi-sions de l'armée.—Coalition des provinces.—Maison militairedu roi.—Maison militaire des princes.—Infanterie, dragons etchasseurs.—Administration des vivres et équipages.-—Chapellede quartier-général.—Frais de voyage et d’agence particulière,etc.
Plusieurs de ces dépenses avaient prudemment été acquit-tées, et il en restait à solder pour un peu moins de 30 millions.Mais 30 millions auraient été loin de satisfaire à des réclama-tions qui n’étaient pas consignées dans le registre, qui, chaquejour, se multipliaient, et qui étaient accueillies de préfé-rence.
C’est un sieur Borel qui a organisé une force armée dans leGévaudan ; c’est un quartier-maître-général de l’associationbretonne ; c’est un prince de Hohenloe: une duchesse Pie deBavière ; un sieur Bruschi du Cayla, pour frais de levée derégimens au service des princes ; c’est Louis-Joseph de Bour-bon , auquel il revient 1,554,318fr. qu’il a employés pour dé-penses particulières de l’armée : c’est le sieur Jahannot deCrochut, qui reconnaît bien avoir reçu plus de 20 millionspour l’entretien de cette armée, mais qui réclame encore quel-que chose ; ce sont les héritiers Culmine qui ont aussi desrépétitions à faire, en produisant une déclaration signée Louis-Stunislans-Xavier et Charles-Philippe, où il dit: qu’il y alieu d’être étonné qu’avec 14 millions, ledit sieur Calonne aitpu suffire au paiement de 23 mille hommes.
C’est une multitude d’articles qui se répètent sans cessepour la légion Mirabeau, pour les hommes d’armes, pour lafoule des agens qui venaient dans nos provinces semer deslibelles, organiser des discordes, le vol et l'assassinat.
Ainsi les trésors de la nation étaient employés à-la-fois ausalaire des plus honteux trafics, et à la liquidation d’une guerrefaite contre le peuple français.
Circulaire du ministre delà police générale à MM.les préfets.
M. le prefet, les réformes, les humiliations, les congés, tousles moyens de violence ou de séduction ont été employés pourdissoudre l’armée qu’on désespérait de corrompre et de faireconcourir à l'asservissement de la nation.
Un grand nombre de sous-officiers et deoldats sont rentrésdans leurs foyers. Les uns ont profité des oies de retraite qu