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rage aux troubles civils, aux poignards d’une hypocrite tyranrnie, et terminer une révolution qui eut, comme la nôtre, sesécarts, ses erreurs, et le besoin d’une dynastie nouvelle.
La France serait-elle plus malheureuse? serait-elle réservéeà une humiliation dont on ne trouve l’exemple dans l'histoired’aucun peuplelibre? Aurait-elle la lâcheté de sou H": ir qu’onlui dictât des lois, lorsqu’elle a le rlioit et le pouvoir de rejetertoute espèce de joug? lorsque ftOO mille guerriers éprouvésdans les combats et deux millions de citoyens sont prêts àmarcher à la voix de la patrie? Non. le trône où les votesconstatés de quatre millions d’hommes ont appelé I empereur,ce trône affermi partant de traités, illustré par tant de sacri-fices, consacré par la religion, ne peut devenir la proie desconquérons.
Les projets conçus dans un premier moment d’alarmes etdans l’incertitude des événemens, n’auront aucune suite et nesauraient avoir de succès, quand l’Europe apprendra que lesBou rbons ne peuvent plus recevoir d’autres secours que ceuxde l’hospitalité ; quand ella saura que la France achevant,dans le cercle de ses limites reconnues, sous la foi des traitéset la protection du droit des gens, le grand œuvre de"sa révo-lution, se montre unanime dans le généreux dessein de résisterà l’oppression et de repousser des aggressions injustes.
Je ne pense pas, monsieur le préfet, que la mesure dontvous devez assurer le succès puisse éprouver le moindre ob-stacle. "Vous voudrez bien ne me rien laisser ignorer de cequi concerne son exécution.
Recevez, monsieur le préfet, l’assurance de ma considérration distinguée.
Le ministre de la police générale,
Le ministre de la guerre aux militaires rappelés sous lesdrapeaux par le décret du 28 Mars.
Vous avez voulu votre empereur, il est arrivé. Vous l’avezsecondé de tous vos efforts. Venez, afin d’être tout prêts àdéfendre la patrie contre des ennemis qui voudraient sè mêlerde régler les couleurs que noos devons porter, de nous imposerdes souverains, et de dicter nos constitutions. Dans ces cir-constances, c’est un devoir pour tous les Français déjà accou-tumés au métier de la guerre d’accourir sous les drapeaux.
Présentons une frontière d’airain à nos ennemis, et appre-nons-leur que nous sommes toujours les mêmes.
Soldats 1 soit que vous ayez obtenu des congés absolus oulimités, soit que vous ayez obtenu votre retraite, si vos blés-