saires sont cicatrisées, si vous êtes en état de servir, venez;l’honneur, la patrie, l’empereur vous appellent.
Quels reproches n’auriez-vous pas à vous faire si cette bellepiatne était encore ravagée par ces soldats que vous avez vain-cus tant de fois, et si l’étranger venait effacer la France de lacarte de F Europe.
(Signé) Le prince d’EcKMUHL.
17 Avril, 1815.
DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES.
Le duc d’Albufera au ministre de la guerre.
Le 12 , la ville de Marseille , sur l’invitation du maréchalprince d’Essling et sans attendre l’arrivée de nos troupes, aarboré le drapeau tricolore. 11 flotte, depuis le JO, à Dra-guigBan et à Antibes .
A midi, cette nouvelle a été annoncée à la capitale par unedécharge de 100 coups de canon tirée par l’artillerie des inva-lides.
S.M. a passé aujourd’hui la revue de la garde nationale deParis , composée de 12 légions, formant 48 bataillons, 24 ba-taillons étaient formés dans la cour du palais des Tuileries , etles 24 autres sur la place du Carrousel. Lorsque les 24 pre-miers bata lions ont été passés en revue, ils se sont serrés;les autre$ sont entrés dans la cour et ont fait face en arrière.L’empereur a passé successivement dans tous les rangs et s’estarrêté pendant quelque tems devant chaque bataillon. Lesofficiers étant ensuite venus au cercle, S. M. leura adressé laparole à-peu-près en ces termes :
“ Soldats de la garde nationale de Paris , je suis bien^aisede vous voir. Je vous ai formés il y a quinze mois pour lemaintien de la tranquillité publique dans la capitale et poursa sûreté. Vous avez rempli mon attente. Vous avez vtrsévotre sang pour la défense de Paris ; et si des troupes enne-mies sont entrées dans vos murs, la faute n’en est pas à vous,niais à la trahison, et surtout à la fatalité qui s’est attachéeà nos affaires dans ces malheureuses circonstances.
“ Le trône royal ne convenait pas à la France . Il ne don-nait aucune sûreté au peuple sur ses intérêts les plus précieux.Il nous avait été imposé par l’étranger. S’il eût existé, il eûtété un monument de honte et de malheur. Je suis arrivéarmé de toute la force du peuple et de l’armée pour faire dis-