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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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réduisait ses forces par la déduction de tout ce qu’il aura à lais-ser dans ses places fortes, sur les Alpes , sur les côtes, et on enconcluait qu il ne pourrait pas présenter depuis Dunkerque .jus-qu’à Huninguep us de 6'0,000 hommes et de 20,000 chevaux.

Ce calcul soutenait le courage; et l’espoir d’être 0' centre 1leur faisait seul entrevoir des chances de succès dans une guerreoù ils veulent se précipiter avec tant d’imprudence.

J’ai entendu dire dans des sociétés de Vienne , à des gens d’af-faires effrayés de la baisse du change, “ mais avant de se livrerà des armemens si dispendieux, ne serait il pas plus naturel deproposer à Napoléon de ratifier le traité de Paris? S’il ne ratifiepas, la guerre au moins aura un but ; mais s’il veut ratifier, laguerre n’en a plus.”

On assurait à Vienne que l’archiduc Charles avait refusé deprendre un commandement ; il se continue' qu’il a dit ; le dangern’est pas du côté de Saint-Pétersbourg . Eu marchant contre Na-poléon, on marcherait contre toute la France ; les plus simplesnotions le prouvent. Comment serait-il possible qu'un hommecontre lequel, depuis un an, ou a débité tant d’injures, qu’ons’est appliqué à discréditer de tant de manières, eût puarriver seul et s’emparer de toute la France , s'il n’avait pas eula nation pour lui? Je ne veux pas me mêler de cette guerre:je n’y vois que des désastres. Sire, dit-il à son frère, empressez-vous de reconnaître votre gendre ; envoyez-lui sa feu,me et sonfils, et s’il ratifie le traité' de Paris , que les arméniens cessent depart et d'autre. L’Europe sera trauquille et vous aurez évité degrands malheurs.

Le 4 Avril, malgré ce que lui avait dit le général Vincent etM. de Bombelles, M. de Welternich était encore dans l’opinionque l’empereur n’avait encore pour lui que l’armée.

Aussitôt que le prince Talleyrand a su l’empereur à Grenoble ,il a dit; dans son intimité: Tout est perdu ! Mais ses discoursofficiels sont dans le sens de son rôle, et il pousse à la guerre !Plusieurs membres de la légation française, qui sont plus roya-listes que les Bourbons, témoignent souvent par des sarcasmesleur mécontentement des discours de mépris qui échappent àchaque instant à l’empereur de Russie contre cette famille.

Rapport à S. M. par le maréchal prince d’Essling.

Sire,

I.es ordres de Votre Majesté ont éprouvé des retards insur-montables dans ma position.

Les mouveinens excités dans la 8e division, et particulièrementà Marseille , s’y maintenant parla présence du duc d’AngouIêrneypar la mauvaise composition des premières autorités civiles, parles rapports constans qu’entretenaient les agensdes princes avecdes ministres étrangers, et par des nouvelles controuvées, toutes

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