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plus alarmantes les uns que les autres, pour les paisible»citoyens.
D’un autre côté, le duc d’Augoulème qui déjà m’avait enlevétrois régimens, voulait encore prendre ceux qui étaient à Tou-lon , et il m’a fait dire par M. de llivière que son intention étaitde donner ce port en dépôt aux Anglais , qui fourniraient en re-tour de 1 argent au roi de France .
Dans une situation aussi difficile, je me déterminai, après avoirmis Antibes en état de siège, pour la soustraire à l’autorité dupréfet du Var, à me vendre à Toulon , afin d’y conserver à V. M.cette place et sa marine.
Enfin, le 10 Avril, j’avais eu connaissance que le 6e régiment,à Avignon , avait repris les couleurs nationales ; j’ordonnai augénéral Leclerc de le maintenir dans la discipline et de lui or-donner de se tenir prêt à faire un mouvement.
l.e ÎO, j’ai fait la proclamation dont copie est ci-annexée(voyez le moniteur d’hier.) Une estafette l’a portée dans les qua-tre dépai temens de la division, avec ordre de la faire publier etafficher à son de trompe et au bruit de 21 coups de canon, defaire flotter le pavillon national sur les forts, les municipalités,les bâlimens de l’état, et de faire reprendre la cocarde tricoloreaux troupes de terre et de mer.
J’ai donné ordre aux préfets dans toute la division, de dissou-dre les gaules nationales levées par le duc d’Angoulême , de ré-intéger leurs armes dans les arsenaux de l’empire, et les objetsd’habillement et d'équipement qu’ils avaient reçus dans les maga-sins militaires.
J'ai fait défense aux préfets et aux receveurs-généraux de faireaucune solde aux gardes nationales, aucun paiement qui ne se-rait [tus dans l'intérêt de votre service, et d’obtempérer à aucunordre des commandans an nom du roi.
J’ai envoyé à Draguignan le baron de Sivray, mou chef d’état-major, pour y faire arrêter et transférer au fort La Malgue M.de Boutbilier, préfet du Var , qui s’est montré ardent dans ceparti, et qui avait pris des mesures violentes et auxquelles j’aiété obligé de résister.
J’ai fait provisoirement remplacer ce préfet par le sous-préfetRicard. J’ai ordonné que tous les actes judiciaires, administra-tifs, contrats notoriés, publications, etc. eussent lieu au nom del’empereur, ainsi que les prières que l’église doit faire pour lesc.u eraiti.
Le J 1, les couleurs nationales ont été arborées dans Toulon et dans tout le departement du Var , aux acclamations mille foisrépétées de vive l'empereur.
Rien ne pourrait peindre la joie franche qu'ont manifestée lestroupes de terre et de mer ; la fête s’est prolongée pendant deuxjours.