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guerre, sans danger pour celui qui connaît les localités, hono-rable autant qu’utile au citoyen qui défend sa propriété, esttoujours désastreuse pour l’étranger qui ne connaît ni le ter-rain ni la langue.
Que le moindre bourg, qu’une maison isolée, un moulin, unenclos deviennent par la bravoure, l’industrie, l’intelligencede leurs défenseurs, des postes capables de retarder l’ennemi !
Que les portes, que les enceintes des villes soient réparées,que les ponts soient fortifiés et défendus!
Que l’exemple de Tournus, de Châlons , de Saint-Jean-de-Losne, de Langres, de Compiégne , etc. etc. etc. enflammel’émulation de toutes les cités ; que soutes soient disposées àmériter, au besoin, les mêmes éloges du souverain, la mêmereconnaissance de la patrie!
Quand elle est en danger, tout magistrat est chef et capi-taine, tout citoyen est soldat, tous les Français connaissent leslois de l’honneur et du devoir ; nul ne s’exposera aux nomségalement flétrissans à leurs yeux, de lâche ou de traître ; etl’empereur, après avoir assuré cette paix pour laquelle il auracombattu, n’aura que des signes d’honneur et des couronnesciviques à décerner.
Recevez, Messieurs, l’assurance de ma parfaite considéra-tion.
(Signé) Maréchal prince d’EcKMtniL,
Pour ampliation,
Le maréchal-de-camp, secrétaire-général du ministère,(Signé) César de Laville.
10 Mai, 1815.
Le Prince Lucien, qui a long-tems habité Rome , estrentré en France. Il est arrivé hier à Paris . S. M. lui aassigné pour sa demeure le Palais-Royal . Il recevra de-main la visite des ministres et des oIRciers de la maison del’empereur.
DÉCRETS IMPÉRIAUX.
Rapport du ministre de la police générale à S. M. l’empereur.Sire, 7 Mai, 1815.
Au moment où votre majesté à repris les rênes de l’état, laFrance n’avait, pour échapper à l’anarchie, d'autres ressourcesque celles de sa propre énergie.
Abandonné à des transfuges queles préjugés, les vengeanceset les passions dominaient, le gouvernement n’était plus unmoyen de protection nationale, mais l’instrument d’une fac-tion.