en apparence rien de répréhensible; de sorte que, pour ap-précier toute l’étendue de leurs desseins, il est nécessaire qu’unexamen franc et dégagé de subtilités, contemple l’ensembledes faits et des circonstances, et en prononce de bonne foi lesrésultats.
Entin, Messieurs, vous emploierez tous vos soins à mettreles tribunaux en garde contre des applications erronées de laloi, dont l'effet laisserait impunis des délits aussi préjudicia-bles à la société.
Telles sont les réflexions qu’il est de mon devoir de vouscommuniquer, à l’occasion du décret important dont l’exé-cution est confiée en grande partie à votre zèle. Vous enferez part aux procureuis impériaux et aux juges instructeursde votre ressort.
Ta répression des délits est la partie la plus essentielle desattributions du ministère public. Son action s’est, à cetégard, malheureusement ralentie depuis quelque tems : cetengourdissement doit cesser.
L’ordre judiciaire a, dans ce moment, une noble tâche àremplir : son énergie peut prévenir de grands désordres.Tandis que la foule de nos guerriers se précipite vers nos fron-tières pour les garantir d’invasion, i’empereur a droit decompter que la tranquillité intérieure sera maintenue par lecourage et la vigilance des magistrats.
Je vous renouvelle, Messieurs, les assurances de mon en-tière considération.
Le prince archi-chancelier de l’empire, chargé duportefeuille du ministère de la justice ,
14 Mai, 1815.
Les observations qui suivent sont insérés au bas d'un Discoursde Lord Castlereagh d la Chambre des Communes, le il Mai,1815, dans lequel S.S. a introduit plusieurs pièces relativesà la mauvaise foi de Joachim Murat envers les SouverainsAlliés.
Toutes les pièces citées par lord Castlereagh, et celles demême nature qu’il a réunies dans les documens soumis auparlement sont falsifiées. Ces fabrications sont si odieuses,nous devons même dire si impudentes, qu’on ne saurait con-cevoir qu’un ministre y ait eu recours pour justifier sa con-duite. Nous répugnons à croire que lord Castlereagh ait faitusage de ces pièces, sachant qu’elles étaient fausses. Il fautdonc penser qu’il a été pleinement dupe d’une intrigue ; maisque dire d’un ministre si facile à abuser dans des matières sigraves !
La première lettre citée par lord Castlereagh porte, dit-il,