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des avertissemens. Tout ce. que vous m’écrivez contraste tropavec ce que vous faites, etc.” Nous avons encore sous lesyeux la minute d’une antre lettre de l’empereur au roi deNap.les; mais cette lettre est datée de Cornpiègne le 30 Août,3811 ; et nous y trouvons littéralement le passage qu’on vientde rapporter. Ainsi, c’est cette lettre qu’on a falsifiée. Onn’en a guère conservé que les expressions qui nous ont servi àreconnaître la lettre véritable: or, comment aurait-on pu direen 1811, comme on le suppose dans la lettre imprimée. “Jeverrai par votre manière d’agir à Ancône si votre cœur est en-core français . Continuez à correspondre avec le vice-roi, euprenant garde que vos lettres ne soient interceptées.”
Les minutes originales de ces lettres sont entre nos mains.Les originaux autographes ne sont et ne peuvent être qu’àNgples, et ils confirmeront nos assertions, car il n’est pas dou-teux qu’ils n’y soient rendus publics. Quelles sont donc lespièces sur lesquelles lord Castlereagh a fait imprimer les do-cutnens qu’il publie? Quel sceau d’authenticité leur a étédonné? C’est à lui à prouver qu’elles sont vraies. Ce ne se-rait point à nous à prouver qu’elles sont fausses. Cependantnous en fournissons la preuve.
Nous sommes autorisés à déclarer qu’on montrera à toutAnglais de distinction qui se trouvera à Paris , et qui le de-mandera :
1°. Les minutes originales des lettres de l’empereur.
2°. Les minutes des mêmes lettres falsifiées et écrites dela tnain de l’abbé Fleuriel, qui a fait pendant 19 ans les fonc-tions de secrétaire dans le cabinet du comte de Lille et danscelui du comte de Blaeas.
On communiquerait de plus la minute d’une lettre écritepar le comte de Blaeas à lord Castlereagh le 4 Mars, IS15,si lord Castlereagh n’en avait pas conservé l’original. On ylit ces propres mots : “ J’ai retrouvé encore depuis dans uneautre liasse trois minutes de lettres écrites par Napoléon, dontune n’a point de date. J’ai l'honneur de vous en adresserpareillement des copies, et ce ne sont pas les moins intéres-santes des pièces qui ont été découvertes dans l’immensequantité de papiers où il a fallu faire des recherches.”
Ces copies sont évidemment celles des trois lettres dontnous venons de parier, dont deux portent des dates démontréesfausses, et dont l’autre est effectivement sans date. Noussavons donc parfaitement que c’est le 4 Mars , 1815, que lesprétendues copies de ces trois lettres ont été envoyées à lordCastlereagh.
On communiquera également une lettre originale d’un per-sonnage dont lord Castlereagh ne rejetera pas le témoignage.Çette lettre a été écrite le 4 Janvier, 1815, à M. le comte de