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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Blacas, par lord Wellington. Nous l’imprimons à la suitede cette note.

Nous avons le droit d’en déduire les faits ci-après, que per-sonne ne peut contester.

Le gouvernement du comte de Lille avait communiqué àl’ambassadeur d'Angleterre les pièces qui se trouvaient il sadisposition, et qui concernaient le roi de Naples ; mais alorson ne s’était point encore avisé de les falsifier, et lord Wel-lington en tire la seule conséquence que les pièces vraiespuissent présenter. “ Je vous rends les papiers que j’ai lus;ils ne contiennent aucune preuve contre Murat.”

Une telle autorité ne nous laisse plus rien à-dire. LordWellington atteste que les pièces que nous citons sont vraies,puisqu’elles ne contiennent aucune des preuves qu’on cher-chait contre le roi de Naples, et que celles qui ont été pro-duites par lord Castlereagh au parlement sont fausses, puis-qu’elles inculpent fortement le roi de Naples dans ses rapportsavec les alliés, personne ne récusera ce témoignage.

Qu’est-il donc arrivé dans l’intervalle du 4 Janvier au4 Mars, 1813 ? Le comte de Lille qui n’avait pas cessé d’in-sister au congrès de Vienne pour que la branche des Bourbonsde Sicile remontât sur le trône de Naples , voyait que lespuissances qui avaient contracté des traités avec le roi deNaples résistaient ou hésitaient. Il fallait chercher à vaincreleurs scrupules et à justifier la violation qu’on attendait d’elles,en imputant au roi de Naples des violations antérieures. Lecabinet du comte de Lille , où nous avons acquis la certitudequ’on s’étudiait à fabriquer, pour servir les passions de ce gou-vernement, des faussetés de tous les genres, composa la faussecorrespondance dont il s’agit, et que lord Castlereagh présenteau parlement d’Angleterre comme base de la déterminationd’où résultera la paix ou la guerre.

Les falsificateurs royaux ne supposaient pas que les archivesoù ils puisaient redeviendraient archives impériales ; que tecomte de Blacas, dans une fuite précipitée, abandonneraitcelles de son maître et ses papiers les plus seciets, et donneraitainsi les moyens de mettre au grand jour, non-seulement labasse intrigue que nous dévoilons aujourd’hui, mais tautd’autres qui ont employés tant de teins, et tenu une si grandeplace dans un règne de quelques mois.

Lettre de lord Wellington.

A Paris , ce 4 Janvier, 1815.

M. le comte, je vous rends les papiers que vous m’avezlaissés, que j’ai lus. Ils ne continuent aucune preuve contreMurat, lis démontrent seulement qu’il avait pris un parti àregret, qu’il ta ressentait chaque jour de plus en plus, qu’ilparlait hautement de ses intentions de ne pas faire de mal à