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16 Mai, 1S15.'
Réponse de l’empereur à une députation des fédérés des Fraux-bourgs St. Marceau et Antoine.
“ Soldats fédérés des faubourgs-Saint-Antoine et Saint-Mar-ceau, je suis revenu seul parce (pie je comptais sur le peuple desvilles, les liabitans des campagnes et les soldats de l’armée dontje connaissais l’altacliemeut à l’honneur national. Vous avezjustifié ma confiance. J’accepte votre offre. Je vous donneraides armes. Je vous donnerai pour vous guider des officiers cou-verts d’honorables blessures, et accoutumés à voir fuir l’ennemidevant eux. Vos bras robustes et faits aux plus pénibles travauxsont plus propres que tous autres au maniement des armes.Quant au courage, vous êtes Français . Vous serez les éclaireursde la garde nationale. Je serai sans inquiétude pour la capitalelorsque la garde nationale et vous, vous serez chargés de sa dé-fense ; et s’il est vrai que les étrangers persistent dans le projetimpie d’attenter à notre indépendance et à notre honneur, jepourrai profiter de la victoire sans être arrêté par aucune sollici-tude. Soldats fédérés, s’il est des hommes nés dans les hautesclasses de la société qui aient déshonoré le nom français , l’amourde la patrie et le sentiment de l'honneur national se sont con-servés tout entiers dans le peuple des villes, les liabitans des cam-pagnes et les soldats de l’armée. Je suis bien aise de vous voir.J’ai confiance en vous. Vive la nation !”
20 Mai, 1815.
DÉCRETS IMPÉRIAUX.
Par décrets du 17 Mai, S. M. a nommé préfets des départe-mens ci-après désignés:
MM. le comte de l’Apparent, ancien sénateur, préfet de laSeine Inférieure .
André Dumont, du Pas-de-Calais .
Le baron Roujoux, d’Eure-et-Loir .