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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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13 Juin 1815.

Paris , le 12 Juin.

L’Empereur est parti, ce matin, dn palais du l’Elysée àtrois heures et demie.

14 Juin, 1815.

Paris , le 13 Juin.

L’empereur était hier à Soissons à 10 heures du matin. Il areçu les autorités civiles et militaires. Il a trouvé la ville dansle meilleur état de défense.

Le même jour, -à 4 heures après midi, S. M. est arrivée àLaon . Après avoir reçu les autorités, elle a fait le tour de laplace. Elle a examiné avec détail les grands travaux qu’on adéjà exécutés. Une population nombreuse s’etait reunie de tousles enviions et se portait partout sur le passage de S. M. enfaisant retenir l’air d'acclamations continuelles.

15 Juin, 1815.

Paris , le 14 Juin.

Exposé de la situation de l’Empire, fait à la chambre des pairs et à celle des représentans dans leurs séances du 13 Juin1815, par S. Exc. le ministre de l’intérieur.

Messieurs,

L’un des premiers objets de la sollicitude de Sa Majesté, aprèsl’acceptation du nouvel acte constitutionel, a du être d'offriraux deux chambres le tableau fidèle de la situation de l’Empire.

Trois mois sont à peine écoulés depuis que l'empereur a quittéle rocher de sou exil, pour venir délivrer la patrie du joug insup-portable que ses ennemis lui avaient imposé.

Sa seule présence a suffi pour dissoudre un gouvernement quisemblait if'être installé que pour exploiter le sol de la Erance aunom des puissances étrangères, pour avilir la nation, et pourexercer des vengeances.

L’enthousiasme qui a servi d’escorte à Sa Majesté, des bordsde la Méditerranée jusqu’à la capitale, et l’abandon singulierdanslequel se vit tout à coup tomber la dynastie qui venait d’appa-raître un instant sur le trône, montrent assez de quel côté étaitle vœu national ; ils prouvent assez que quand même une nou-velle coalition dé la part des ennemis, de nouvelles fautes de lanôtre, viendraient à rétablir le sceptre aux mains delà familledéchue elle le laisserait encore échapper.

Et pouvait-elle le retenir, lorsque tous les engagemens qu’elleavait dû contracter envers les anciens serviteurs qui l’avaient