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Les 150 places on forts qui défendent nos frontières ont étarmés approvisionnés en munitions de guerre.
Les côtes de l’empire ont été armées et les compagnies decanonniers garde-côtes ont été réorganisées.
Vingt places dans l’intérieur out été mises en état de dé-fense, armées et approvisionnées.
La fabrication des poudres est dans la plus grande activité,et il existe des approvisionnemens en salpêtre, pour en confec-tionner des quantités considérables.
Enlin les arnenaux ont repris depuis le 21 Mars le cours deleurs travaux, et ont mis en état tous les équipages d’artilleriede campagne, de place, de siège et de pont, nécessaires à ladéfense de la patrie.
Génie.
L’empereur, après avoir reculé les bornes de l’empire, avaitfait fortifier les places des nouvelles frontières et assigné pen-dant les dix dernières années un fonds de 125 millions pourla construction des nouvelles places et la restauration de cellesqu’il importait de mettre en état de défense
On ne connaît que trop le traité approuvé par le comted’Artois, comme lieutenant-général du royaume, sous le titrede convention du 23 Avril, 1814, par lequel 53 places et fortsoccupés par les troupes françaises au-delà des limites de l’an-cienne France , furent remis aux ennemis dans un délai devingt jours, en Allemange, en Italie, en Espagne , acte aussihumiliant qu’inconsidéré, dont la postérité jugera les motifset les effets, et qui nous désaisit en un instant de tous lesmoyens de compensation qui restaient à la France pourobtenir une paix plus honorable. Un matériel immense,de grands dépôts de toutes sortes d’effets militaires, 12,600bouches à feu, dont 11,300 en bronze, abandonnés sans ré-clamation, consommèrent une perte de plus de 200 millions.
Les places des frontières de l’ancienne France , se trouvantalors en troisième et quatrième lignes furent mises au simpleentretien, et ce ne fut que pour les places maritimes qu’il futassigné ries fonds pour augmenter leur valeur et leur degréde résistance.
Lorsque le traité de paix de Paris restreignit la France dansses anciennes limites, il était d’une sage prévoyance de restau-rer les places de première ligne et de les mettre en état de dé-fense; mais le gouvernement royal, formé en haine de l’arméenationale, et qui ne voulait d’économie que pour la réductiondes dépenses du département de la guerre, n’accorda aucurtfonds pour faire réparer nos places.
Depuis 1 le 20 Mars dernier on a entrepris et exécuté les tra-vaux qui ont luis en état de défense toutes nos places de guerre;on a restauré celles dont les fortifications étaient abandonnées,