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et l'on a fortifié les villes ouvertes et les positions les plus im-portantes de nos frontières.
Ces travaux ont été poussés avec une étonnante rapidité danstoutes les places de première, deuxième et troisième lignes.Les autorités civiles concourent de tons leurs moyens aux tra-vaux de défense ; et ces places, même celles qui étaient horsd’entretien, arrêteront l’ennemi à chaque pas, le forceront àdes sièges réguliers et lui présenteront, sur plusieurs points,des obstacles insurmontables.
Soissons, Luon, Lafère, Saint-Quentin, Guise, Château-Thierry, Vitry, Langres , etc. sont en état d’opposer une viverésistance; on travaille avec la plus grande activité à la défensede Châlons, Reims, Dijon,etc. Les Vosges, le Jura , l’Argonne,déjà fortifiés par la nature, reçoivent encore toutes les défensesde l’art: la population entière exécute ces travaux sur tous lespoints.
Paris et Lyon auront, sous peu de jours, tous les moyensde résister aux plus grands efforts de l’ennemi, et ces tra-vaux occupent cinq à six mille ouvriers dans chacune de cesvilles.
Retraites et pensions, invalides.
Les soldes de retraite, accordées depuis le premier Avril,1S14, à plus de mille émigrés, vendéens, ou veuves d’hommesmorts en combattant dans les rangs ennemis, se montant en-semble à la somme de 1,500,000 fr., ont été supprimées.
L’empereur s’est aussi empressé de réparer le tort et le dé.sordre qu’avait occasionné, à l’hôtel des invalides , la suppres-sion des succursales, et le renvoi dans leurs foyers, avec unemodique solde de retraite, d’un grand nombre de vétéransmutilés auxquels on enlevait ainsi les secours et l’aisance quela patrie reconnaissante leur avait assurés.
Tous ont été rappelés dans ce noblé asile de la valeur.
Dépenses de la guerre.
Il est reconnu que le dernier gouvernement, s’attachant à dé-précier tontes les opérations administratives de l’empereur, aexagéré dans ses comptes rendus, la dette arriérée du minis-tère de la guerre, tondis qu’il dissimulait une partie des res-sources qui devaient y faite face.
C’est dans cette vue que le ministre des finances, dans lecompte qu’il rendit en Juillet 1814, de la dette arriérée dela guerre, en porta la somme à 487,000,000 IV. Mais d’aprèsune appréciation raisonnée des renseignemeus donnés par lesbureaux du ministère de la guerre, ou peut penser que, par lerésultat d’une liquidation exacte des dépenses qui remontentà plusieurs années, et dont l’évaluation repose sur des élé-Biens primitifs que les événemens de la guerre ont considéra-