Buch 
[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
215
JPEG-Download
 

‘215

blemeut changés, la dette effective n’ira pas en réalité au-delàde 140 à 150 millions.

Mais il ne suffisait pas au ministère du dernier gouverne-ment de tromper la nation sur sa véritable situation ; il luifallut encore limiter tellement les dépenses de la guerre, àdater du 1er Octobre 1814, que le ministre de la' guerre, nepouvant obtenir les fonds qui lui étaient indispensables, futforcé rie léduire l’effectif des corps, et à renvoyer le tiers dessoldats en congé limité ou illimité et sans solde.

Toutes les dépenses de la maison militaire du roi et desprinces furent mises au compte du département de la guerre,et elles devaient monter, dans la première année, à plus de25,000,000.

L’ordonnance du 12 Mai promettait à tous les officiers del’armée, rnis en non-activité, la moitié du traitement de leurgrade dans leur arme: mais malgré la teneur formelle de l’or-donnance, le traitement fut fixé pour tous à la moitié de celuide la dernière classe d’infanterie qui est le plus faible. Ettandis qu’on faussait une promesse solennelle, on accordaitpar une suite de la versatilité qui se faisait remarquer dans lamarche du gouvernement, la solde entière à tous les officiersmis en non-activité qui avaient concouru à la formation desl'égimens du roi et de la reine, et qui avaient été renvoyésdans leurs foyers.

Le budget des dépenses de la guerre, réglé par la loi du 23Septembre 1814 pour l’année 1815, en fixait la quotité à lasomme de 200 , 000,000 fr- dont il fallait défalquer celle de80,000,000 fr. pour la maison militaire, les retraites, les pen-sions etMes officiers à la demi-solde.

Il ne restait donc que 120,000,000 fr. pour l’armée activeet les services du génie et de l’artillerie.

Les dépenses de l’armée, réduite comme elle l’était au moisde Mars dernier, devaient s’élever, malgré toutes ces réduc-tions, à 298 , 000,000 fr.

Garde nationale.

C’est dans l’intitution de la garde nationale que résille laplus solide garantie de l’indépendance de la nation, produiteparce sentiment inné chez les Français .

Sa première formation au mois de Juillet 1789» décida dude la cause triomphe de la liberté des peuples. Les bataillonssortis de son sein apportèrent dans nos armées non-seulement laforce numérique devant laquelle durent s’arrêter les effortsprésomptueux de la première coalition, mais encore tous lessenti mens généreux qu’enfante l’amour de la gloire, lorsqu’ils’exalte par l’amour de la patrie; c’est cette forte morale quirenversa tous les obstacles et qui porta si haut le renom dei: 0 < années.

Dès les premières campagnes, les frontières de la répu-