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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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blique furent promptement reculées, parles plus mémorablesopérations de guerre, et depuis cette époque, les conquêtesdu plus grand capitaine qu’aient jamais eu les Français , por-tèrent si loin, couvrirent si long-tems les limites de l’Empire,que le service de la garde nationale, spécialement vouée à la-défense du territoire, offrit moins d’intérêt. Les modifica-tions de son organisation avaient peu d’importance, quand lavictoire, fidèle à nos aigles, confondait les projets de nos éter-nels ennemis, et trompait les vœux impuissans d’une factionpresqu’éteinte.

Cependant la prévoyance de l’empereur provoquait une ré-organisation qui fut l’objet du sénatus-consulte du 2 Vendé-miaire an 14. Cette mesure ne fut encore appliquée qu’auxriépartemens frontières jusqu’à la fiudel8l3. Mais quandles tems de mauvaise fortune de la France furent arrivés, lagarde nationale reparut et s’organisa ; elle s’accrut au milieude nos revers, en partageant les fatigues et les dangers, commeles malheurs de l’armée.

A Monmirail, à Montereau , dans toutes les places, lesgardes nationales eurent leur part de gloire.

Le dernier gouvernement, qui détruisit les élémens de l’ar-mée, n’osa dissoudre ceux de la garde nationale. La grandemasse toujours soutenue par son esprit patriotique, garda soucaractère d’indépendance.

Aussitôt que l’empereur, en reprenant les rênes du gouver-nement, a connu la situation des gardes nationales, il s’esthâté de faire revivre une institution dans laquelle la nationtrouve la garantie la plus positive de sou indépendance, et leplus prompt déploiement de ses forces.

Le décret impérial du 10 Avril, basé sur les anciennes lois,a organisé les gardes nationales de l’empire, a ramené à uneformation simple et partout semblable, les masses détachées,les corps isolés et composés d’élémens divers, comme les di-verses circonstances qui les avaient fait créer

Cette organisation générale avance rapidement; elle ne pré-sente pas moins de 2, 254,320 gardes nationaux qui, réguliè-rement formés et encadrés dans 3, 131 bataillons, comprennentà peu-près le treizième de la population.

Une élite de 751,440 hommes de 20 à 40 ans, formés encompagnies de grenadiers et de chasseurs, pouvant être ex-traite de cette masse, et rendue mobile, l’empereur a, par desdécrets successifs, ordonné !a formation de 2,500 compagniesde grenadiers et chasseurs formant 417 bataillons et présen-tant nue force de 300,240 hommes uniquement destinée à ladéfense des places, des postes fermés, des défilés retranchés. ^

11 faut soustraire des bataillons à former ceux de quelquesdépai temens maritimes, qui, à cause de la défense des côtes,n’ont pus été mobilisés, et ceux des frontières des Pyrénées ,