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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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dant la formation doit être différente, et a été soumise à desdispositions particulières que réclamaient les localités.

Les départemens de l’intérieur et ceux du uovd en excep-tant quelques arrondissemens sur l’extrême frontière, sanscesse menacés et travaillés par les intrigues de l’étranger ontrivalisé de zèle. Ceux de l’est ont donné l’exemple du dé-vouement et la plus forte impulsion.

Indépendamment des battailions d’élite, de nombreusescompagnies de canonniers ont été formées dans toutes lesplaces, dans les villes fermées et nouvellement retranchées, etdans les principaux chefs-lieux. Toutes les écoles spéciales,tous les lycées ont organisé des compagnies dont les canon-niers sont déjà instruits, et s’exercent sous le commandementd’officiers et de sous-officiers d’artillerie. Le nombre de cescanonniers volontaires s’élève environ à vingt-cinq mille, encomptant les dix-huit compagnies de l’artillerie de Paris .

Il resterait encore une partie considérable de la populationen état de porter les armes, qui ne se trouvant point auxtermes des lois, comprise dans la garde nationale, n’en mon-trait pas moins la plus ferme volonté de concourir à la défense<le la patrie, et de toute part demandait dès armes et uneorganisation régulière. On a formé de ces volontaires fédérés,de fort beaux bataillons, et S. M. a organisé les cadres avec'anciens officiers.

Une formation si prompte d’une armée d’élite aussi consi-dérable, offrirait déjà les résultats les plus satisfaisans, si letravail de l’habillement et de l’équipement eût pu marcherd’un pas égal avec celui de l’organisation ; mais l’activité del’administration, le zèle des préfets, le concours de la bonnevolonté des citoyens, n’ont pu vaincre sur ces points les diffi-cultés qu’opposait presque partout le manque de ressourcespécuniaires et de matières à confectionner.

En supposant la formation complète des 300,240 grenadierset chasssurs, mobilisés par les décrets spéciaux des 10, 15 et27 Avril, 1er et 10 Mai, la dépense totale pour leur habille-ment et équipement complet, à raison de 135 fr. 39 centimes'par homme (prix inférieur à celui fixé par les tarifs du mi-nistre de la guerre), exigerait une dépense de 40,649, 493 fr,60 centimes.

Le gouvernement n’a pas douté que- les grenadiers et chas-seurs de la garde nationale ne dussent être aussi complète-ment habillés, équipés et armés, et dans une tenue aussiparfaite que ceux des troupes de ligne; mais outre que lesdraps, les étoffes et les matières nécessaires étaient devenuesrares, en raison de l’immense consommation qu’en a faite leministre de la guerre ; la pénurie de fonds réellement dispo-nibles a forcé de restreindre cette fourniture aux objets lesplus isdispensables, tels que les capottes, les schakos, les effets

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