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cessaires pour acquitter à mesure des livraisons, les engage-niens qu’ils ont pris. On peut dire qu’avec ces prompts se-cours, l’habillement et l’équipement des gardes nationales se-raient complètement assurés et terminés sous un mois.
Quant à leur armement, le grand nombre de fusils de ca-libre qui ont été retrouvés et réparés, et les distributionsd’armes neuves ordonnées par le ministre de la guerre, nelaissent, à cet égard, aucune inquiétude. Le retard que l’ar-mement de quelques battaillons a pu éprouver jusqu’à cemoment, tient à de légers embarras de transport ou de distri-bution, selon les localités.
Marine.
Jamais, jusqu’au gouvernement impérial, la marine deFrance ne fut plus imposante qu’en 1791, où elle comptaitquatre-vingt-deux vaisseaux de ligne et soixante-onze frégatesde tous rangs.
Deux ans après le port de Toulon fut livré aux Anglais parune infâme trahison ; ils en furent chassés, et signalèrent leurfuite par la destruction et l’incendie.
Après ces désastres, il ne resta plus à la France que cin-quante-cinq vaisseaux et quarante frégates.
Des actions de mer, sanglantes, multipliées, souvent mal-heureuses, mais toujours honorables, n’ont cessé depuis cetteépoque, de prouver notre constance dans la lutte pour la dé-fense de la liberté des mers.
Nous étions parvenus à réparer une partie de nos pertes, etl’accroissement successif de nos forces navales nous permettaitd’entrevoir le terme de la tyrannie de l’Angleterre.
Au mois de mars 1814, nous avions cent deux vaisseaux depremier rang et cinquante-trois frégates, armés de 60,000hommes marins, accroissement sans exemple, pendant la con-tinuation et à travers toutes les difficultés d’une aussi longueguerre !
L’Angleterre nous opposait alors un développement deforces navales qui lui coûtait annuellement 450,000,000.
Les Bourbons qui n’avaient pas balancé à remettre toutesnos places fortes à l’ennemi, hésitèrent encore moins à livrernos (lottes.
Trente-un vaisseaux et douze frégates ont disparu à cetteépoque, il ne nous reste aujourd’hui que soixante-onze vaisseauxquarante-une frégates.
Nous avions de nombreux équipages fortement organisés : onles a désorganisés, dispersés ; nous les réunissons ; cette classeprécieuse de marins est propre à tout pour la défense de lapal ne.
Le sol de la France fournit à sa marine presque tout ce quilui est nécessaire.
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