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Nos ports sont dans l’état où ils étaient en 1813, celui de Brest a été entretenu, assaini, agrandi, sous le gouvernement impérial.
A Toulon , le bassin dégradé, des chantiers avariés ont étérestitués au service par des réparations du premier ordre, et l’onne peut s’empêcher d’adiuirer les difficultés vaincues dans lacréation du port de Cherbourg où l’on voit une ère nouvellepour nos opérations navales.
Nos constructions sont ce qu’elles ont toujours été : les plusparfaites de l’Europe .
Conservons donc nos avantages, occupons-nous de les accroî-tre, et bientôt notre système maritime perfectionné, replacerala marine française au rang d’où notre situation géographique,nos ressources, la force de nos institutions, le courage et l’hon-neur français n’ont pu la laisser déchoir que pour une courtepériode.
Finances.
La situation de l’Empire, sous le rapport des finances, sera,suivant l’usage, présentée dans tous ses détails, par les ministresde ce département ; les comptes généraux des deux ministèresdes finances et du trésor, prouveront combien les rapports faitsl’année dernière aux deux chambres avaient exagéré l’importancedes dépenses arriérées antérieures au 1er Avril 1814: quels dé-vaient être les funestes résultats du système irréfléchi qui a étéproposé pour le paiement de ces dépenses ; enfin tout ce quel’imperfection des budgets de 1814 et de 1Ç15 devait préparer,dès l’année prochaine, d’embarras au dernier gouvernement. Onne craint point de le dire : deux années d’une semblable admi-nistration auraient jeté les finances dans un désordre qu’il fûtdevenu extrêmement difficile de réparer. Heureusement noussommes à tems encore pour poiter remède au ma! et en préve-nir les conséquences. Le devoir du gouvernement est de pré-senter avec franchise aux représentans de la nation lés besoinsque font naître les circonstances graves dans lesquelles la France se trouve engagée, et ce devoir sera fidèlement rempli. Soit quela guerre éclate malgré tout ce. que l’empereur a fait pour con-server la paix, soit que l’état défensif seulement doive être plusou moins prolongé, les dépeuses extraordinaires et urgentes quien sont la suite inévitable, exigeront que des moyens prompte-ment disponsibles assurent la partie du service courant quirepose sur des valeurs dont la réalisation entraînera des retardsinévitables, telles que les produits des ventes de bois et de biensdes communes; mais le trésor pourra être aidé convenablementsans qu’il 1 soit besoin d’imposer aux citoyens de nouveauxtributs.
Une simple avance, dont le remboursement serait garanti par-la loi, suffirait pour donner au service l’aissance qui contribue si