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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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puissamment à l’économie par la confiance qu’inspire la fidélitédaus l’exécution des engagemeus contractés.

Ces idées recevront, dans la compte général de l’administra-tion des finances, pendant les années 1813 et 1814, les dévelop-pcmens dont elles sont susceptibles.

Affaires étrangères.

La situation de la France à l’égard des puissances étrangèresporte un caractère absolument nouveau dans notre histoire. Lespuissances coalisées ayant ramené les Bourbons, le mauvais gé-nie de cette maison ne leur a pas permis de se faire aimer, ils sesont vus contraints de quitter leur patrie une seconde fois, sansque personne ait songé à les défendre, sans qu’on ait réponduaux appels qu’ils ont fait à toutes les classes des citoyens.

Cette révolution domestique ne devait rien changer à nosrelations extérieures, parce qu’un peuple est toujours le maitrede se choisir un chef,pourvu qu’il continue à remplir les engage-mens contractés avec les puissances étrangères. Or, l’empereura déclaré, lors de son second avènement, qu’il voulait s’en teniraux limites fixées par le traité de Paris, et un assentiment uni-versel a sanctionné cette sage résolution ; il n’existait donc pasle plus léger prétexte aux puissances étrangères pour nous dé-clarer la guerre. Cependant la même coalition, déchue des es-pérances quelle avait fondées sur la foiblesse du gouvernementdes Bourbons, et croyant trouver la France divisée en factions, aconçu le projet de la démembrer. C’était le moyen de nationa-liser la guerre : aussi les menaces de cette coalition ont été lesignal de cet enthousiasme, qui fait accourir les jeunes citoyensde toutes les parties de l’Empire pour se ranger sous les dra-peaux de l’indépendance nationale, qui sera toujours notre cride ralliement.

L’empereur n’a oublié aucun des moyens de négociation, com-patibles avec la dignité du.chefde l’état, pour prévenir une nou-velle effusion du sang humain ; mais toutes ses démarches on étéinutiles, il a bien fallu se préparer enfin à repousser une injusteagression: le gouvernement se serait rendu coupable s’il eu eûtnégligé les moyens, et, sans doute, Messieurs, vous applaudirezaux efforts extraordinaires qu’il a dû faire pour compléter lesarmées, approvisionner les places, et nous assurer une campagneglorieuse.

L'empereur pouvait, suivant sa coutume, prévenir les ennemis;maisil n’apas voulu qu’il pût rester le moindre doute sur lesseu-tiniciis pacifiques dont il était animé, et sur la question de savoirquels sont les véritables agresseurs. Les ennemis ayant doncnon-seulement publié des actes qui contiennent formellementune déclaration de guerre, mais encore connu is grand nombred’hostilités, tant sur terre que sur mer, ce serait visiblement