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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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encore tentées auprès des divers gouvernemens, malgré le peude succès des premières. Toute relation étant suspendue avecl’Allemagne , et nos courriers se trouvant arrêtés aux frontières,Votre Majesté, plus occupée du véritable intérêt des peuples,qu’attentive aux procédés inusités des princes, m’a permisd’essayer d’autres voies pour ouvrir des rapports avec les minis-tres des affaires étrangères de plusieurs souverains. Une nou-velle lettre que j’ai adressée le 16 Avril au prince de Metter-nich a été arrêtée à Lintz, envoyée à Vienne , et communiquéepar le cabinet autrichien aux ministres des autres puissances.Jejoins ici cette lettre (Pièce No. 8), dans laquelle, fidèle in-terprète des senti mens de Votre Majesté, j’exprimais avec unentier abandon tous les vœux de son âme pour le maintiende la paix et pour le retour de Sa Majesté l’impératriceet du prince impérial. C’est sur cette nouvelle tentativede ma part que roule la dépêche adressée par lord Clan-carty à son gouvernement. Dans cette dépêche, comme danstout ce qui est sorti récemment des cabinets alliés, on ne re-trouve encore, à travers de longues circonlocutions, que cesvaines allégations déjà tantde fois répétées, et qui ont pour uni-que but d’établir que les droits et l’indépendance des peuplessont compromis par le fait seul du retour de V. M. Quels sontdonc les monarques irréprochables qui montrent aujourd’huitant de sollicitude pour les droits et l’indépendance des peu-ples, lorsque ces droits sacrés n’ont à redouter aucune at-teinte ?

Ne sont-ce pas les mêmes princes qui, après avoir appelétoutes les nations aux armes, sous le prétexte de les délivrer dujoug de la Frauce, les ont accablées du poids d’une domina-tion plus odieuse que celle qu’ils avaient prétendu détruire?

Ne sont-ce pas les mêmes princes qui, au 31 Mars, lorsqu’ilexistait encore une armée nationale, tendirent un piège à lanation française, par la promesse de respecter en elle le droitde se donner une constitution, pour lui imposer un gouverne-ment sous lequel, au lieu de cette constitution, elle n’eut quela charte qu’il plut à ce gouvernement de lui octroyer ?

Ne sont-ce pas les mêmes princes qui, trompant l’espoirqu’ils avaient donné aux Génois du recouvrement d’une exis-tence nationale, ont fait de cette ancienne république une pro-vince du roi de Sardaigne ?

Ne sont-ce pas les mêmes princes qui, secondés dans leursefforts contre la France par les états germaniques, ont tenté,pour les récompenser de leurs sacrifices, de les dépouiller detous les droits de souveraineté que leur assure la bulle d’Or, queleur garantit la paix de Westphalie , et qu’ils ont conservésmême dans cette confédération du Rhin, que l’on a repré-sentée comme si oppressive pour eux ?

Ne sont-ce pas enfin ces princes qui, après avoir à LeipsickG G 2