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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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tiré tant d’avantages de la défection des troupes saxonnes, ontvoulu, pour mettre le comble à la déloyauté de leur politiqueeffacer la Saxe du nombre des nations, et faire descendre dutrône le plus vertueux des monarques? Les ministres desaffaires étrangères d’Angleterre et d’Autriche n’ont-ils pas, pardes notes du 10 et du 22 Octobre, signé la spoliation totale duNestor des souverains ? Et si l’indignation publique a Cettefois limité l’injustice, ne lui ont-ils pas cependant enlevé prèsde la moitié de ses Etats ?

La note du prince de Metternich , du 9 Mai, ne renfermeque l’adhésion particulière du cabinet autrichien à l’interpré-tation donnée au traité du 25 Mars, par l’article explicatif del’Angleterre.

Quant à la déclaration du 12 du même mois, comme elle estl’ouvrage commun des puissances alliées, il semblerait qu’elledût ajouter quelque poids à leur première déclaration. Laraison s’étonne d'y chercher en vain des motifs qui soient denature à servir de base à ses conclusions. Tout se réduit àdire que le titre de V. M. à régner sur la France n’est pas légal,parce qu’il ne plaît pas aux puissances de le reconnaître pourtel : eu annonçant que l’on respecte la volonté de la France ,on se réserve le droit de protester contre l’usage qu’elle enpeut faire. Certes, ce droit de protester contre les actes d’unenation serait légitime le jour où l’usage qu’elle ferait de saliberté attaquerait les droits des auties peuples ; mais lorsquequ’immobile dans le cercle qu’on a tracé autour d’elle la na-tion française ne s’occupe que de ses lois et de ses intérêtsdomestiques, à quel titre les puissances se croient-elles auto-risées à la frapper de l’anathème d’une protestation meur-trière, pour l’application de laquelle us million d’hommesdoit être mis en mouvement ?

Pour appuyer les efforts des puissances continentales, latrésorerie de Londres se dispose à salarier les combattons ;jamais à aucune époque le gouvernement anglais ne se soumità des engagemens aussi onéreux. Indépendamment dessommes exorbitantes qu’il se charge de payer aux puissances,indépendamment de l’obligation qu’il contracte de tenir surpied 50,000 hommes de troupes anglaises, il fournit les fondsnécessaires pour l’entretien séparé de 100,000 hommes detroupes russes et allemandes; ensorte que son contingent doitêtre considéré comme s’élevant à 150,000 hommes. Seulementdans la manière de le fournir, on retrouve cet usage réprouvédepuis long-tems par l’opinion publique, si déshonorantpour les cabinets mais trop souvent renouvelé par eux, de ven-dre à l’Angleterre le sang des peuples, et de mettre dans unehorrible balance es hommes du continent et les guinées del’Angleterre. [La communication des divers traités de subsidesa été faite aux chambres le 22 Mai ; elle avait été précédée