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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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A cet effet, elles s’engagentà diriger, si le cas l’exigeait, etdans le sens de la déclarationdu 13 Mars dernier,de concertet de commun accord, tousleurs efforts contre lui et con-tre tous ceux qui se seraientdéjà ralliés à sa faction, ous’y réuniraient dans la suite,afiu de le forcer à se désisterde ses projets et 'de le mettrehors d’état de tropblèr à l’a-venir la tranquillité tt la paixgénérales, sous la protectionde laq uelle, les droits, la libertéet l’indépendance des nationsvenaient d’être placés et assu-rés.

Art. 2.

Quoiqu’un but aussi grandet aussi bienfaisant ne per-mette pas qu’on mesure lesmoyens destinés pour l’attein-dre, et que les hautes partiescontractantes soient résoluesd’y consacrer tous ceux dont,d’après leur situation respec-tive, elles peuvent disposer,elles sont néanmoins conve-nues de tenir constamment encampagne chacune, cent cin-

la plus étendue. On jugeaisément qu’elles ne peuventpas aujourd’hui plaire d'avan-tage ; mais enfin l’empereur,comme le dernier gouverne-ment, sans y donner son ap-probation, n’entend point fairela guerre," pour s’y opposer :peut-on lui demander plusque de s’en tenir aux déclara-tions des plénipotentiaires deFrance au congrès ?

La question ici change denature, elle se complique, etl’on confond ensemble deuxobjets très-distincts, le sens dutraité de Chaumont et celui dela déclaration du 13 Marsn’ont aucun rapport ensemble,et c’est un jeu d’esprit d’uneinconséquence audacieusementréfléchie, que de faire sortird’un acte essentiellement dé-fensif, le texte de ta nécessitéd’une aggression. La dernièrepartie de l’article, en rappe-lant la déclarationdu 13 Marsen reproduit le langage. Seloncette grammaire nouvelle, laFrance est i\ Gand , et les 28millions d’habitans qui cou-vrent le sol français sont unefaction. Que répondre à depareils ai gu mens?

Art. 2.

Il y a ici une distinction àfaire, et cette distinction ad-mise, toutes les opinions se-ront d’accord. Si, comme oncherehe à le faire croire, l'Em-pereur Napoléon voulait bou-leverser le monde, le but dela ligue que l’on forme contrelui serait grand et bienfaisant ;tous les efforts pour le répous-ser seraient légitimes; mais si,comme il en donne l’assurance