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Je les ai fait partir en conséquence aujourd’hui pour Fal-mouth, mais j’ai pris sur moi, d’après ma sollicitude pourvotre sûreté personnelle, de rester deux jours de plus sur lacôte avec ce bâtiment et le schooner le Télégraphe, dans l’es-pérance que vous et vos amis pourrez me joindre, et aucuneffort ne sera épargné de ma part, autant qu’il sera d’accordavec les injonctions qui m’ont été faites, pour y parvenir, sivous me signifiez vos désirs sur ce sujet.
Avec les vœux les plus ardens pour votre sûreté et votresuccès,
J’ai eu l'honijenr d’être votre fidèle serviteur,
E. Kittoe.
Mon cher marquis,
Je ne puis vous exprimer le bonheur que j’ai éprouvé hierau soir en voyant votre aide-de-camp, et en apprenant quevous étiez sain et sauf. Mes officiers, et je puis ajouter mouéquipage, l’ont partagé ; la joie paraissait sur tous les visages.
Les choses se sont tournées comme je l’avais prédit. Unamiral (Sir Henri Hotham) est arrivé, et a pris sur lui le com-mandement de ce service. C’est un homme aimable, et l’unde nos premiers officiers. J’aurai beaucoup de plaisir à vousprésenter à lui. Il est très-désireux de vous voir à son bordpour parler d’opérations. Il a apporté des armes, des muni-tions et quelques pièces d’artillerie de campagne. Son pa-villon flotte à bord du Superbe, de 74 canons, et il a aussiavec lui le Bellérophon , de la même force. Ainsi tout ira bienencore; et je vis dans l’espérance devoir ces coquins cernés àSaint-Gilles, et anéantis demain. Je resterai près du rivagepour communiquer avec vous j’aurai soin de les veiller de prèstout ce jour, et d’observer votre marche en avant. Dieu vous bénisse et vous conserve, mon cher monsieur.
Je suis avec la plus sincère estime et l’attachement le plusvrai pour vous et pour notre cause,
Votre fidèle serviteur, E, K.
Deplusgrands secours d’armes sont attendus à toutmoment,mais je crains qu’il n’y ait point encore de troupes. L’amiralne peut rien faire qu’il ne vous ait vu. Maintenant parlons denos amis les gouverneurs de l’Ile-Dieu et les Sables. Avez-vous eu quelques nouvelles du pauvre Jaquet? S’ils l’onttué, je n’ai pas besoin, j’en suis sûr, de dire vengez-le. Rap-pelez-moi, je vous prie, au souvenir de tous mes amis quisont auprès de vous.
No. 18, avec 20 annexes.