Buch 
[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
315
JPEG-Download
 

315

La séance est suspendue.

Elle est reprise à cinq hreures, sous la présidence de M. leComte Lacépède.

On annonce un message de la chambre des représentons.

AI, le comte Thibaudeau en donne lecture. (C’est celui re-latif à l’empereur Napoléon II . Voyez la chambre des re-présentas s.

Plusieurs membres. Aux voix.

AT. le comte Boissy. Il n’y a rien à dire à cela.

AI. le comte Lameth . Est-ce une simple adhésion qu’ondemande, ou veut-on nous faire prendre une résolution enforme ?

M. le comte Boissy. La chambre des représentons a passéà l’ordre du jour motivé. Elle ajusté à propos de nous endonner communication. Il n’a pas été fait de proposition à lachambre, nous n’avons aucune délibération à prendre.

AI. le comte Thibaudeau. II semble qu’en effet la chambredes Pairs ne peut délibérer sur l’acte qui lui est envoyé, aussije ne veux pas faire de proposition tendante à établir une déli-bération sur cet acte. Je saisis seulement la circonstance pourrappeler ce qui s’est passé hier dans cette chambre. Il n’apas été fait, dit-on, de proposition, par conséquent il n’y apas lieu à délibérer.

Je dis qu’il a été fait une proposition formelle, la même surlaquelle la chambre des représentans a^passé à l’ordre du jour.Je rappelerai l’état dans lequel la chambre a laissé la séance.

La proposition a été faite de reconnaître que par le fait del’abdication de Napoléon 1er, Napoléon II était empereur.

Une discussion s’est élevée. Tousse sont réunis pour l’a-journement, aussi a-t-il été prononcé. Tel est l’état dans le-quel se trouvait la question. Maintenant je propose que ladiscussion soit reprise.

Il s’agissait d’une proposition semblable à celle sur laquellela chambre des représentans a passé à l’ordre du jour motivé,proposition qui avait devancé celle des représentans. Il nes’agit plus que de prendre une délibération.

Parlant sur le fond de la proposition, jedis : que le voile donton a parlé hier, sans doute avec des intentions pures, est leyéaujourd’hui ; il est levé à la satisfaction des amis de la patrie,parce que les ennemis de la France pensaient qu’il cachait legouvernement que les étrangers voulaient nous donner ; cegouvernment qu’une minorité factieuse voudrait nous impo-ser ; ce gouvernement destructif des vrais intérêts de la na-tion ; ce gouvernement qui n’est en harmonie avec aucune denos existences depuis 25 ans ; qui n’est d’aêcord avec aucunede nos institutions ni militaires ni civiles.

Je pense donc que la chambre doit, par une délibérationaussi solennelle que celle de la chambre des représentans, noq

S S 2