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La séance est suspendue.
Elle est reprise à cinq hreures, sous la présidence de M. leComte Lacépède.
On annonce un message de la chambre des représentons.
AI, le comte Thibaudeau en donne lecture. (C’est celui re-latif à l’empereur Napoléon II . Voyez la chambre des re-présentas s.
Plusieurs membres. Aux voix.
AT. le comte Boissy. Il n’y a rien à dire à cela.
AI. le comte Lameth . Est-ce une simple adhésion qu’ondemande, ou veut-on nous faire prendre une résolution enforme ?
M. le comte Boissy. La chambre des représentons a passéà l’ordre du jour motivé. Elle ajusté à propos de nous endonner communication. Il n’a pas été fait de proposition à lachambre, nous n’avons aucune délibération à prendre.
AI. le comte Thibaudeau. II semble qu’en effet la chambredes Pairs ne peut délibérer sur l’acte qui lui est envoyé, aussije ne veux pas faire de proposition tendante à établir une déli-bération sur cet acte. Je saisis seulement la circonstance pourrappeler ce qui s’est passé hier dans cette chambre. Il n’apas été fait, dit-on, de proposition, par conséquent il n’y apas lieu à délibérer.
Je dis qu’il a été fait une proposition formelle, la même surlaquelle la chambre des représentans a^passé à l’ordre du jour.Je rappelerai l’état dans lequel la chambre a laissé la séance.
La proposition a été faite de reconnaître que par le fait del’abdication de Napoléon 1er, Napoléon II était empereur.
Une discussion s’est élevée. Tousse sont réunis pour l’a-journement, aussi a-t-il été prononcé. Tel est l’état dans le-quel se trouvait la question. Maintenant je propose que ladiscussion soit reprise.
Il s’agissait d’une proposition semblable à celle sur laquellela chambre des représentans a passé à l’ordre du jour motivé,proposition qui avait devancé celle des représentans. Il nes’agit plus que de prendre une délibération.
Parlant sur le fond de la proposition, jedis : que le voile donton a parlé hier, sans doute avec des intentions pures, est leyéaujourd’hui ; il est levé à la satisfaction des amis de la patrie,parce que les ennemis de la France pensaient qu’il cachait legouvernement que les étrangers voulaient nous donner ; cegouvernment qu’une minorité factieuse voudrait nous impo-ser ; ce gouvernement destructif des vrais intérêts de la na-tion ; ce gouvernement qui n’est en harmonie avec aucune denos existences depuis 25 ans ; qui n’est d’aêcord avec aucunede nos institutions ni militaires ni civiles.
Je pense donc que la chambre doit, par une délibérationaussi solennelle que celle de la chambre des représentans, noq
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