CHAPITRE IV.
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« intérêts que je défends ici, mais bien les vôtres. Le roi« ne joue pas seulement sa couronne, il joue celle de« monseigneur le Dauphin ; il joue celle de votre fils,« Madame! » Et il continua ses sollicitations. Charles X fenvoya au Dauphin; mais celui-ci répondit d’un ton sec :« Je suis le premier sujet du royaume, et, comme tel, je« ne dois avoir d'autre volonté que celle du roi. » Poli-tique des princes, obéissants jusqu’au servilisme, ou traî-tres jusqu’à l’assassinat.
D'autres tentatives du même genre furent faites danscette journée auprès de Charles X . Le baron de Vitrolles parut au château. Il engagea le roi en termes fort pres-sants à traiter avec les factieux, lui représentant qu’ilétait bon de céder quelquefois aux circonstances pourmieux se mettre en mesure de les dominer plus tard ; quecette politique avait été celle de Mazarin , et, jusqu'à uncertain point, celle de Richelieu lui-même. Charles X necacha point la répugnance qu’il éprouverait à ruser avecla révolte. D'ailleurs, il croyait la force de son côté, et ilparla du triomphe inévitable de sa volonté avec tant d’as-surance, que le baron fut un moment convaincu. Mais,quand le soir il rentra dans Paris , à travers des barri-cades ensanglantées et au bruit de la fusillade, il jugeaque la voix des courtisans, toujours menteuse, endormaitle malheureux roi sur les bords d'un abîme. Il revit ledocteur Thibault, qui lui remit, non pas précisément dela part du général Gérard, mais en son nom, un lambeaude papier sur lequel étaient écrits deux noms : ceux deMM. de Mortemart et Gérard. Le baron de Vitrolles se char-gea d’aller le lendemain à Saint-Cloud proposer au roi lesdeux ministres qui venaient d’être désignés. Et telle