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Tome premier.
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CHAPITRE V.

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homme s : était emparé dun chapeau roya que garnissaientdes ornements dun grand prix. Des gens du peuple l'aper-çoivent et larrêtent : « allez-vous ainsi? On ne voleh pas. Cest un souvenir que jemporte. A la bonne« heure; mais, dans ce cas, la valeur de l'objet importe« peu. » En disant ces paroles, ils prennent le chapeau,le foulent aux pieds, et le rendent au jeune homme. Lepeuple se surveilla donc parfaitement lui-même. Un ou-vrier, nommé Millier, avait été préposé à la garde d'objetsprécieux par le conservateur du Musée, M. de Cailleux. 11remplit ses fonctions noblement, avec fatigue, avec péril.Quelquesjours après, quand lordre fut rétabli, un ouvrier,nommé Millier, se présentait chez M. de Cailleux pourimplorer quelques secours. 11 était sans ouvrage et avaitfaim.

Pendant ce temps, la Seine charriait des livres, deschasubles, des rideaux provenant de l'invasion de lar-chevêché ; et une bande à laquelle sétaient mêlés despompiers, revenait triomphante de la caserne de Baby-lone, agitant au bout des baïonnettes les habits rougesdes Suisses vaincus. Le peuple avait pénétré violemmentdans le musée d'artillerie : on vit donc briller, dans cetteinsurrection du 19 e siècle, le casque de Godefroy de Bouil­ lon , larquebuse à mèches de Charles IX , et la lance deFrançois I ".

Les troupes occupaient encore la cour du Palais-Royalet des soldats de la garde étaient rangés en bataille sur laplace. Quelques insurgés débouchant par la rue Montes-quieu, se précipitèrent courageusement vers la grille quidonne accès dans la cour du Château. Lun d'eux tombapercé d'une balle. Un autre franchit la grille, et se trouva