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Tome premier.
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CHAPITRE V.

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« de la faim? Grâce! Grâce ! » On le fit mettre à genouxet on le fusilla. Gette justice sauvage neut rien de spon-tané de la part de ceux qui en furent les instruments. Lor-dre du meurtre était venu de l'Hôtel-tleVille.

l)u reste, tout ce quon disait du désintéressement dupeuple était vrai, et il ny avait pas de raison, alors, pourqu'on s'abstint dencourager des vertus dont on avaitbesoin?

A la chute du jour, M. Charras conduisit à lHôtel-de-Ville une partie de ceux qui avaient emporté la caserne debabylone. Il trouva le général Lafayette fort tranquille ; etlui ayant demandé ce quil fallait faire des deux cents vo-lontaires qui attendaient sur la place de Grève, il reçutcette réponse : « Quils retournent paisiblement chez eux;« ils doivent avoir besoin de repos. » M. Charras fit ob-server au général que beaucoup de ces braves gens netrouveraient pas de pain chez eux en y rentrant. « Eli bien 1« dit-il, quon leur donne cent sous par tête. » L'ordrefut transmis aux ouvriers. Nous ne nous battons pas pourde largent, fut le cri qui s'échappa en même temps detoutes les bouches. Parmi ces hommes, le moins pauvrenavait pas sur lui pour dix francs delinge et de vêtements.

Tandis que la fusillade séteignait dans Paris , et quedevant le Louvre on creusait deux grandes fosses, qui fu-rent bénies par un prêtre et surmontées dune croix avecces mots : Aux Français morts pour la liberté, on s'occu-pait, à lhôtel Laffitte, de fonder une dynastie nouvelle.

Ici commence une série d'intrigues, frivoles en appa-rence, mais qui sont caractéristiques et furent décisives.

Tous les financiers que le sentiment du danger avait ap-pelés dans ces salons somptueux, étaient troublés et peu-