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Tome premier.
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CHAPITRE V.

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mortels; un deux fut sur le point d'ètre fait prisonnier.Séparé de son régiment, il dut passer la nuit à Chaillotd' il s'enfuit déguisé le lendemain. Le désintéressementet la grandeur du but peuvent seuls absoudre ceux quidonnent aux peuples la soif du sang, car elle a quelquechose d'épidémique. La révolution de juillet fut, mêmepour l'enfance, un encouragement à l'héroïsme, maisaussi une excitation à la cruauté.

Les bataillons qui n'avaient pas suivi le Cours-la-Reinesétaient ralliés à lArc-de-lÉtoile,, d' ils s'étendaientjusquà la porte Maillot : ils touchaient à la maison decampagne de Casimir Périer . Un chef de bataillon et quel-ques olliciers furent invités à y entrer. On leur y fit unaccueil convenable, et des rafraîchissements leur furentservis. Leur tristesse était amère et profonde. Quels sol-dats terribles que ces Parisiens ! disait le chef de bataillon,en rappelant les vides que la mort venait de faire dans sonrégiment., comme à Chaillot, une bande denfants vintassaillir quelques soldats à coups de fusil. Ceux-ci, exas-pérés, entrèrent, en poursuivant leurs agresseurs, dansune maison des ouvriers étaient à boire, et par l'effetd'une vengeance égarée, ces ouvriers furent égorgés.Quelques coups de canon, tirés dans la direction deAeuilly, envoyèrent dans le parc des boulets que le duedOrléans put peser dans sa main; un de ces boulets tuaun villageois qui passait sur le pont. Ainsi, les malheursque toute guerre enfante survivaient à la guerre.

Le Dauphin, qui s'était fait substituer au duc de Raguse dans le commandement des troupes, vint les recevoir aubois de Boulogne ; mais il ne trouva pas une seule inspira-tion dans sa douleur ou plutôt dans sa colère. Sétant ap-