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Tome premier.
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HISTOIRE HE DIX ANS.

diàt sa garde, et ne conservât comme escorte jusqu'à Cher­ bourg , lieu fixé pour son embarquement, que sa maisonmilitaire. Alors fut rédigé cet ordre du jour, dont les ter-mes méritent dêtre pesés :

« Aussitôt après le départ du roi, tous les régiments« d'infanterie de la garde et de la gendarmerie se met-« tront en marche sur Chartres , ils recevront tous les« vivres qui leur seront nécessaires. MM. les chefs de« corps, après avoir rassemblé leurs régiments, leur dé-fi clareront que Sa Majesté se voit, avec la plus vive dou-« leur, obligée de se séparer deux ; quelle les charge de« leur témoigner sa satisfaction, et qu'elle conservera« toujours le souvenir de leur belle conduite, de leur dé-fi voûment à supporter les fatigues et les privations dont« elles ont été accablées pendant ces circonstances inal-« heureuses.

« Le roi transmet pour la dernière fois ses ordres aux« braves troupes de la garde qui lont accompagné : cest« de sejrendre à Paris , elles feront leur soumission au« lieutenant-général du royaume, qui a pris toutes les« mesures pour leur sûreté et pour leur bien-être à ve-« nir. »

Cette dernière phrase était remarquable 5 elle semblaitprouver quentre Charles X et le duc dOrléans il existaitdes rapports tels, que le premier de ces deux princes avaitdroit de compter entièrement sûr le second. Cest ce queconclurent de lordre du jour plusieurs officiers, qui cru-rent posséder alors le secret des continuels messages deM. Alexandre de Girardin . Ils pensèrent que Charles X nesen serait pas reposé avec autant dabandon sur le lieute-nant-général du soin de leur bien-être et de leur avenir,