CHAPITRE IX.
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on pu respecter en lui ce principe (le légitimité si néces-saire à l’existence des monarchies? Le duc (l'Orléans auraitservi de tuteur à l'enfant royal. Il l'aurait conduit, enqualité de régent, jusqu'à l'époque de sa majorité; et unepareille combinaison, en maintenant l'inviolabilité dudogme monarchique, aurait, peut-être, épargné à la France de périlleux ébranlements.
Faisant sur lui-même un retour amer : « Inutile Cas-« sandre, s’écrie-t-il, j’ai assez fatigué le trône et la pairie« de mes avertissements dédaignés. Il ne me reste plus« qu'à m'asseoir sur les débris d'un naufrage que j'ai tant« de fois prédit. Je reconnais au malheur toutes les sortes« de puissance, excepté celle (le me délier de mes serments« de fidélité. Je dois aussi rendre ma vie uniforme. Après« tout ce que j'ai fait, dit et écrit pour les Bourbons, je« serais le dernier des misérables si je les reniais au mo-« ment où pour la troisième et dernière fois, ils s'aclie-« minent vers l’exil. »
Enfin, après avoir foudroyé la lâcheté de tous ces ardentsroyalistes qui, par leurs exploits projetés, ont fait chasserles descendants de Henri IV à coups de fourches, et qu'ilmontre accroupis maintenant sous la cocarde tricolore ;« Quelles que soient, dit-il, en terminant, les destinées« qui attendent M. le lieutenant-général, je ne serai jamais« son ennemi s'il fait le bonheur de ma patrie. Je ne de-» mande à conserver que la liberté de ma conscience et le« droit d'aller mourir partout où je trouverai indépen-« dance et repos. »
Ces plaintes éloquentes tombaient sur des cœurs glacés.I.a pairie ne discuta que la mesure qui tendait à la déci-mer. Mais l’atteinte portée à sa dignité par l'autre Chambre