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Tome premier.
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HISTOIRE UE DIX AXS.

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la trouvait tellement insensible, que, sur la question desavoir si elle serait aussi outrageusement mutilée, elle dé-clara sen rapporter à la haute prudence du prince. Elleajoutait elle-même à son humiliation par cette éclatanteflatterie. Une députation fut nommée pour aller porter auPalais-Royal les félicitations de ce premier corps de l'État.Elle savança vers le prince, respectueuse et calme sousl'injure. Le prince fit à ces grands seigneurs une réponsebanale. La pairie était déjà morte en France .

Il ne restait plus quà donner à la transmission de lacouronne la sanction des formes et ce genre de légitimitéque l'imbécillité publique attache au prestige dun céré-monial imposant. Tout fut donc préparé le lundi, 9 août,pour une séance royale. On éleva, au Palais-Bourbon , untrône ombragé de drapeaux tricolores et surmonté d'undais en velours cramoisi. Devant le trône trois pliantsétaient disposés pour le lieutenant-général et ses deux filsaînés. Une table recouverte de velours, se trouvaientl'écritoire et la plume devant servir à la signature du con-trat, séparait du trône le pliant destiné au prince, em-blème de l'intervalle qu'il avait à franchir pour atteindreà la royauté. Le duc d'Orléans fit son entrée au son de laMarseillaise et au bruit du canon des Invalides. Quand ileut pris place, il se couvrit, et invita les membres des deuxChambres à s'asseoir, changeant ainsi, dans un objetfrivole, ce qui touche le plus les hommes, le cérémonialdusage. Car ses prédécesseurs ne s'adressaient quà laChambre des pairs , et faisaient dire à la Chambre des dé-putés par lorgane du chancelier . « Messieurs, le roi vous« permet de vous asseoir. Le prince invita M. Casimir Périer , président de la Chambre des députés, à lire la-