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Tome premier.
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CHAPITRE IX.

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toutes parts en faveur des victimes de juillet (c'est ainsiqu'on appelait les morts ou les blessés), ceux qui avaientpéri furent, en cela du moins, utiles à leurs femmes et àleurs enfants. Beaucoup de ceux qui avaient survécufurent moins heureux.

Pendant ce temps, on soccupait au Château de reviserla Charte, cest-à-dire, de rétablir la garde nationale,dont il devait être facile dexclure le peuple, en faisantd'un uniforme coûteux une condition nécessaire dadmis-sion; daffranchir plus complètement la presse qui, jus-que-, n'avait guère étudié les intérêts du peuple; d'é-tendre à un plus grand nombre de citoyens le pouvoir defaire des lois ; daccorder aux législateurs de la bourgeoi-sie le droit d'initiative; de reprendre, enfin, par l'éga-lité des cultes et la défaite de la noblesse, les traditionsde 89.

Mais répartir plus équitablement les impôts, allégerles charges qui écrasent le pauvre, abolir ces contribu-tions indirectes de la Restauration, nées des droits réu-nis de l'Empire, aviser aux moyens de porter remède àla mobilité homicide des salaires, fonder des ateliers pourles combattants de la veille, devenus le lendemain des

ouvriers sans travail., rien de tout cela ne parut digne

d'être mis en discussion ; rien de tout cela nexista, mêmesous forme de promesse.

En revanche, on étendit sur les joueurs de Bourse unesollicitude remarquable. Les ordonnances de Charles X étaient venues subitement favoriser les spéculateurs à labaisse. Or, quelques-uns dentr'eux, comme on l'a vu,avaient été mis dans le secret des ordonnances et avaientjoué à coup-sûr. Les spéculateurs à la hausse se préva-