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Tome premier.
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DOCUMENTS HISTORIQUES.

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ou recours non à elle-même, comme auteur de celte Charte, mais auxChambres. La royauté a donc reconnu, pratiqué elle-même, ces articles Set 35, et ne sest arrogée à leur égard, ni une autorité constituante, ni uneautorité dictatoriale qui nexistent nulle part.

Les tribunaux qui ont droit dinterprétation, ont solennellement reconnuces mêmes principes. La cour royale de Paris et plusieurs autres ont con-damné les publicateurs de l'Association flrefoiiiie, comme auteurs dou-trages envers le gouvernement. Elle a considéré comme un outrage la sup-position que le gouvernement put employer lautorité des ordonnances, IA lautorité de la loi peut seule être admise. Ainsi le texte formel de laCharte, la pratique suivie jusquici par la couronne, les décisions des tribu-naux, établissent quen matière de presse et dorganisation électorale, leslois, cest-à-dire le ltoi et les Chambres, peuvent seules statuer.

Aujourdhui donc, le gouvernement a violé la légalité. Nous sommes dis-pensés d'obéir ; nous essaierons de publier nos feuilles sans demanderlautorisation qui nous est imposée : nous ferons nos efforts pour quaujour-dhui, au moins, elles puissent arriver à toute la France .

Voilà ce que notre devoir de citoyen nous impose, et nous le remplissons.

Nous navons pas à tracer ses devoirs à la Chambre illégalement dissoute;mais nous pouvons la supplier au nom de la France , de sappuyer sur sondroit évident et de résister autant quil sera en elle à la violation des lois.Ce droit est aussi certain que celui sur lequel nous nous appuyons. LaCharte dit, article 50, que le ltoi peut dissoudre la Chambre des députés;mais il faut pour cela quelle ait été .réunie, constituée en Chambre; quelleait soutenu enfin un système capable de provoquer sa dissolution. Mais,avant la réunion, la constitution de la Chambre, il nv a que des électionsfaites. Or, nulle part la Charte ne dit que le Roi peut casser les élections.Les ordonnances publiées aujourdhui ne foulque casser des élections, ellessont donc illégales, car elles font une chose que la Charte nautorise pas.Les députés élus, convoqués pour le 3 août, sont donc bien et dûment éluset convoqués. Leur droit est le même aujourdhui quhier. La France lessupplie de ne pas loublier. Tout ce quils pourront pour faire prévaloir cedroit, ils le doivent.

Le gouvernement a perdu aujourdhui le caractère de légalité qui com-mande lobéissance. Nous lui résistons pour ce qui nous concerne ; cest àla France à juger jusqu doit sétendre sa propre résistance.

Ont signé les gérants et rédacteurs de journaux actuellement présents àParis :

MM.

Gauja, gérant du Xational.

Thiers, Mignet , Carrel, Chambollc, Pcysse, Albert, Stapfcr, Dubo-chet, Rolle , rédacteurs du .Xational.

Leroux, gérant du Globe.

De Guizard, rédacteur du Globe.

Sarrans jeune, gérant du Courrier des Électeurs.

B. Dejean, rédacteur du Globe.

Guyet, Moussette, rédacteurs du Courrier .