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Tome deuxième.
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CHAPITRE II.

T 3

vait avoir oublié que, transportant sa Cour dans uneassemblée de régicides, un d'Orléans avait voté la mortde Louis XVI , et quun autre d'Orléans avait combattusous les drapeau de Dumouriez . Mais, d'une part, com-ment refuser sans insulte ce qu'on lui supposait si bienle désir de donner ? Et, de l'autre, comment affronter les

nous ; que je navais jamais conçu la distinction de famille royale et deprinces du sang, et que je ne concevais pas davantage quil dût y avoir entrenous dautre prééminence et dautre distinction que celle.de laînesse et dupas qui en découle. Le roi a paru trouver cela assez juste, mais sans mex-primer positivement son approbation entière. 11 m a dit que le feu Roi avaitpris sur tout cela un travers quil avait été fâché de lui voir, mais que nousnétions quune famille, que nous navions quun intérêt commun, quilvoulait que nous le regardassions comme un père , et que nous soyons tou-jours bien unis. Je lui ai demandé quels seraient les moments nouspourrions lui faire notre cour sans l'importuner. 11 ma dit « toujours, en« vous présentant chez moi et me le faisant demander, et si jétais occupéa et que je ne pusse pas vous recevoir dans ce moment, vous me le pardon-« neriez. Au reste, a-t-il ajouté, on me tourmente pour reprendre le déjeû-« ner et probablement je le reprendrai quand je serai aux Tuileries; alors,« ce sera à dix heures et demie, comme du temps du feu Roi ; mais en outre,« je vous verrai toujours quand vous voudrez. »

« Monsieur le Dauphin nous mènera à Saint-Denis , dans sa voiture, lesnôtres marchant devant. 11 sera rendu jeudi matin aux Tuileries, à neufheures et demie, et compte nous y trouver. Ceci ma été dit de la part duroi par le comte de Damas quil ma envoyé comme je men allais. Jai ou-blié de lui demander le costume, mais je présume lhabit de deuil et lemanteau. Dailleurs, je nai encore rien reçu de M. de Brézé, qui pourtantnous préviendra sûrement.

a Nous nous proposons daller demain à Saint-Cloud , entre onze heureset midi, remercier le roi de sa bonté de nous accorder le titre daltesseroyale, et quoiquil ne mait pas chargé de vous en instruire, cependant ilest trop naturel que je me sois empressé de vous le dire pour que vousnalliez pas aussi len remercier, et sur ce, monsieur, permettez-moi devous embrasser de tout mon cœur, et veuillez recevoir lexpression de mabien sincère amitié,

a Votre bien affectionné cousin.

L.-Ph. dOrléans , i