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Tome deuxième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

diants, des proclamations qui exprimaient le vœu de voirla liberté garantie quand lordre aurait été rétabli. Lesdéputés du centre laissèrent percer le mécontentementque leur inspiraient ces conditions mises par la jeunesseà son concours. La proposition de M. Laffitte fut accueil-lie, cependant. Mais les étudiants, irrités, réclamèrenthautement la responsabilité des proclamations blâméespar le centre; et rappelant ce quils avaient fait au moisde juillet pour cette liberté quon leur marchandait, di-saient-ils, et quils avaient payée argent comptant, ilsrepoussèrent avec dédain les remercîments de la Chambre.

La Cour sémut faiblement de cette opposition tardive,et donna ordre à ses journaux de traiter en écoliers mu-tins ceux dont, la veille, elle avait artificieusement glo-rifié la sagesse.

Pour ce qui est de M. de Lafayette, que dire de son rôledans ces récentes commotions? Candide comme un enfant,quoique vieilli au milieu des luttes politiques, nul navaitautant que lui contribué à un dénoûment qui devait êtrele tombeau de ses plus chères espérances. Vainementquelques-uns de ses amis lavaient-ils supplié de regar-der au fond des choses, de se défier de la Cour, de ne pasattendre, pour dicter des conditions, que le trône pût sepasser de son appui ; à ces exhortations et à ces prièresil navait cessé de répondre que son plus pressant devoirétait dempêcher la révolution de juillet de se déshonorer;quil serait toujours temps pour lui de venir en aide à laliberté en péril, et quil répugnait à sa loyauté dabuser,à légard de la Cour, du besoin quelle avait de lui. Jamaislaveuglement ne fut poussé si loin, mais il est juste dereconnaître quil sy mêla une pensée généreuse. M. de