HISTOIRE DE DIX AXS.
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raiisme, el qui se contentaient de crier à leurs amis delàveille : l'œuvre de destruction n'est pas complète; pour-quoi la royauté debout quand tout le reste est par terre?Enfin, et pour que rien ne manquât à cette guerre pleinede bruit et de ténèbres, on avait vu descendre dans la licedes hommes qui invoquaient l'Empire au nom de laliberté.
Dans ce vaste tourbillon où roulaient les intérêts et lesidées, il était difficile que la religion ne fût pas emportée,elle aussi. Des réformes religieuses étaient tentées : lesunes futiles, les autres sérieuses. Un prêtre, nommé Chà-tel, s’était avisé d'introduire la langue usuelle dans la li-turgie, schisme sans portée, sans intelligence, parce qu'ildépouillait de tout mystère, c'est-à-dire de toute poésie,la prière qui, du fond des âmes simples, monte jusqu’àDieu .
Mais, parmi les réformateurs religieux de l'époque, ily en avait un qui remplissait le siècle de son nom. Tandisque, dans le Globe, les Saint-Simoniens parlaient de régé-nérer la société, M. de Lamennais, avec bien plus d'auto-rité, de science, et non moins d’éclat, parlait dans V Avenirde régénérer l'Eglise. Déplorant les écarts de l’illustreBossuet , et attaquant dans le Gallicanisme une doctrinequi n'avait jamais donné qu'à la tyrannie des rois cequ’elle prétendait enlever à la haute tutelle des papes,M.de Lamennais et son disciple l’abbé Lacordaire deman-daient que l'Église devînt indépendante de l'État -, que l'in-fluence du pouvoir cessât de peser sur la juridiction etl'enseignement ecclésiastiques ; que le clergé relevât plusdirectement du Saint-Siège ; que les prêtres fussent payéspar les fidèles; mais en même temps ils déclaraient exé-