CHAPITRE VIII.
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un trône abattu. D'autre part, la violence impunie de cemouvement était une indication donnée aux Cabinetsétrangers des difficultés insurmontables que rencontreraiten France le rétablissement de la monarchie légitime.
Toutefois, le roi crut devoir retenir à dîner le préfet depolice et se fit adresser ainsi directement tous les rapportsde la soirée. Parmi ces rapports, les uns annonçaient quele lendemain l’archevêché serait envahi ; les autres, qu’uneattaque serait tentée sur le Palais-Royal, d’après des in-structions parties du sein des sociétés secrètes. « Il faut« faire la part du feu, dit le roi à M. Baude; ne songez« qu’au Palais-Royal . » En conséquence, le préfet de po-lice, à peine de retour dans son hôtel, écrivit au comman-dant de la place de disposer autour de la demeure duprince toutes les troupes de la garnison, et de n’ordonneraucun mouvement quoi qu’il pût advenir.
Pendant la nuit du 14, quelques coups de fusil furenttirés ; on désarma deux ou trois postes, et une banded'hommes violents fit, sur la maison de M. Dupin aîné,une tentative que la force publique eut à peine le tempsde venir réprimer. Tout présageait donc un orage pour lelendemain.
Et en effet, dès que le jour parut, des groupes mena-çants se formèrent aux environs du Palais-Royal ; maistoutes les avenues en étaient soigneusement gardées. Au-cune mesure, au contraire, n'avait été prise pour protégerla demeure de l'archevêque. Des agitateurs mystérieux semêlent au peuple. Habiles à manier ses ressentiments, ilsle détournent du Palais-Royal , et l'entraînent à l’arche-vêché. Le rappel avait été battu mollement dans la ma-tinée, et la garde nationale, ses chefs absents, ne s’étaitH. 18