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Tome deuxième.
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CHAPITRE VIII.

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politique dexpédients, ne voyaient qu'une politique sansdignité. M. Chambolle, secrétaire de la présidence à laChambre des députés, étant allé voir sur ces entrefaitesM. Casimir Périer : « Eh bien, lui dit M. Périer, avec un« emportement dont les convenances nous forcent de« modérer l'expression, le roi sacrifie ses armoiries?« Cétait le lendemain de la révolution qu'il fallait sy« résoudre, et je le lui conseillais, moi ! Mais non. 11 ne« voulait pas alors quon les effaçât, ces fleurs de lys aux-« quelles il tient plus encore que les aînés. Maintenant lé-« meute passe sous ses fenêtres, et le voilà qui jette son« écusson dans le ruisseau ! »

Depuis le 15 février, Paris vivait dune vie brûlante,dont plusieurs mouvements tumultueux révélèrent l'ar-deur sans lépuiser. Dans un de ces mouvements, excitépar la fausse nouvelle que ,es Polonais venaient dêtrebattus, lambassadeur de Russie fut insulté et les vitresde son hôtel furent brisées à coups de pierres. Mais desdémonstrations plus dignes de la France témoignèrent deses sympathies pour la Pologne : un grand nombre détu-diants, sur l'appel de M. Allier , parcoururent la ville,tristes, silencieux et recueillis : ils portaient un drapeautricolore entouré dun crêpe, et lallèrent déposer sur lesfosses creusées au pied du Louvre. Vers le même temps,de pauvres ouvriers se rassemblèrent aux environs duPalais-Royal . Ils ne descendaient dans la rue, ceux-, nipour abattre les croix et dégrader des monuments, nipour faire asseoir le carnaval sur lautel; ils criaient seu-lement : de l'ouvrage et du pain! On marcha sur eux labaïonnette au bout du fusil.

Quant au roi, il ne manquait jamais, le lendemain des

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