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Tome deuxième.
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CHAPITRE XI.

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faits d jaillissait la preuve que la France allait s'amoin-drissant de jour en jour.

LOpposition préludait ainsi aux prochains combats dela tribune, lorsquarriva lanniversaire de la révolution dejuillet. Ce fut une fête touchante par lenthousiasme mêléde tristesse et d'inquiétude qui sembla dabord devoir lacaractériser. Mais, dans la journée du 29, le bruit sétantrépandu, bruit menteur, que les Polonais avaient remportéune victoire signalée, il y eut tout-à-coup dans Paris uneexplosion de joie qui na peut-être pas dexemple dans lesannales des fêtes humaines. Ce peuple, que ses propressuccès devant Lisbonne avaient à peine ému, se livra,lorsquil crut la Pologne victorieuse, à d'indescriptiblestransports. On courait par les rues en agitant des dra-peaux tricolores et en pleurant ; il y en eut que lon vitdansant sur les places comme des insensés; sublime folie!Dautres chantaient en chœur : « La victoire est à nous!»

Ce réveil de lesprit révolutionnaire devait naturellementinfluer sur les premières décisions de la Chambre. M. Ci-rod (de lAin ), que le ministère avait opposé à M. Laf-fitte, ne lemporta que de cinq voix sur le candidat delOpposition. Cétait un bien faible avantage pour leministère; Mais M. Lafiitte était un si grand nom, lesservices par lui rendus à la royauté étaient si notables, sonconcurrent était si obscur, que l'Opposition s'étonna ets'indigna de navoir pu que balancer la victoire. M. Cham-bolle, secrétaire de la présidence, donna sur-le-champ sadémission, par un honorable scrupule de patriotisme. Lapopularité de M. Lafiitte avait repris tout son éclat; ondénonça comme ennemis de la révolution de juillet tousceux qui se déclaraient contre lui, et M. Dupont ( de